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Les arts de la peinture, de la sculpture et du dessin

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Peinture, sculpture et dessin sont les disciplines reines des Arts plastiques. Il y a ceux qui pratiquent en parfait amateur, les collectionneurs et les artistes. Beaucoup d’acade?mies et de professeurs dispensent des cours et des ateliers.

Qu’il s’agisse de retable, de Pieta? ou de masque azte?que, de sanguine, d’encre de Chine ou de pastel, de peintres flamands, d’impressionnistes ou de Street art, Dowzr notre syste?me de recherche multilingue vous permettra non seulement de parfaire votre information mais aussi, vous aidera a? de?nicher l’objet de vos convoitises ou l’information tant recherche?e.

La ronde bosse, la taille directe ou le bas-relief, l’art du portrait, le paysage ou l’art abstrait, les sce?nes de genre, les natures mortes ou les vanite?s, sont autant de domaines qui peuvent inte?resser amateurs, collectionneurs et artistes. Ces sujets sont aborde?s gra?ce aux the?matiques et filtres de recherches de Dowzr.

Dowzr est e?galement un outil de toute premie?re efficacite? pour trouver, au gre? de votre fantaisie ou de vos envies, les divers e?ve?nements ayant trait aux arts plastiques compris au sens large et plus spe?cifiquement a? la peinture, a? la sculpture et au dessin : ventes aux enche?res, expositions, se?ances de mode?le, salons, confe?rences, toute manifestation, ou? qu’elle se tienne, est renseigne?e et accessible de fac?on que rien ne puisse e?tre ignore? des amateurs ou? qu’ils se trouvent dans le monde .

La peinture et la sculpture, associe?e a? l’architecture, appartiennent, selon la hie?rarchie e?tablie par Girogio Vasari vers 1550, aux « arts majeurs ». Leurs pratiques privile?gient selon lui les qualite?s intellectuelles de l’artiste. Ces disciplines demandent un travail pre?liminaire d’e?tudes par le dessin.

Alle?gorie de la peinture ou Atelier du peintre par Jan Vermeer (1632-1675), Alle?gorie de la sculpture par Jacques Stella (1596-1657), Alle?gorie de la peinture et du dessin par Wallerant Vaillant (1623-1677)1/ Alle?gorie de la peinture ou Atelier du peintre par Jan Vermeer (1632-1675)
2/ Alle?gorie de la sculpture par Jacques Stella (1596-1657)
3/ Alle?gorie de la peinture et du dessin par Wallerant Vaillant (1623-1677)

La peinture

D’un point de vue technique, la peinture se de?finit par un support ge?ne?ralement reve?tu d’un enduit ou d’une pre?paration, des pigments de couleurs, un liant et souvent un diluant. De?s la pre?histoire a? partir du pale?olithique, les premiers hommes recouvrent les parois des grottes de peintures parie?tales (grotte de Lascaux, grotte Gosquer…).

De l’Antiquite? au Moyen-a?ge et jusqu’a? la Renaissance, les techniques se multiplient : la de?trempe, la tempera, la fresque, la gouache, l’aquarelle, l’huile… Les pre?parations sont a? base d’œuf, de colle, de cire… La Renaissance ouvre une voie nouvelle avec la toile comme support, le tableau de chevalet, l’utilisation plus commune de l’huile, l’e?laboration de la perspective line?aire, l’observation de la nature, les e?tudes de nu, d’anatomie ou de ge?ome?trie et enfin l’humanisme qui place l’homme au centre des pre?occupations.

A partir du XVe?me sie?cle, le peintre est conside?re? non plus comme un praticien mais comme une personnalite? propre doue? d’un talent particulier.

Giogio Vasari attribue l’invention de la peinture a? l’huile a? Van Eyck. Cette technique permet de donner au rendu pictural des e?changes lumineux et brillants. L’artiste recherche a? donner a? la matie?re une qualite? sensuelle. Les flamands (Van Eyck, Van der Veyden, Van des Goes…) appliquent de fines couches successives. Les italiens, Le?onard de Vinci et Bellini par exemple, reprennent cette manie?re de peindre.

Jan van Eyck – La Vierge du chancelier Rolin – 1435Jan van Eyck – La Vierge du chancelier Rolin – 1435
Rogier van der Weyden – Portrait d’une dame - 1460Rogier van der Weyden – Portrait d’une dame – 1460

 

Avec la vulgarisation de la toile au XVIe?me sie?cle, les peintres travaillent sur les techniques des glacis et des empa?tements. A cette e?poque, les ve?nitiens de?veloppent une facture souple et grasse. Toutes ces recherches de rendus picturaux ont donne? naissance a? la touche de Titien, au modele? de Rubens ou encore a? la riche matie?re de Rembrandt. Le travail de la couleur comme celui de la pre?paration des fonds suivent une e?volution paralle?le, diversifie?e et sans cesse renouvele?e.

La construction de l’espace (ou composition du tableau) est bouleverse?e au XVe?me sie?cle par Brunelleschi et son application des lois de la perspective. Il re?pond ainsi au souhait des artistes de son temps : une repre?sentation vraie et rationnelle de la re?alite?. Ces lois sont base?es sur les rapports entre la ge?ome?trie et les mathe?matiques permettant une conception unitaire des objets et de la lumie?re (Uccello, Piero della Francesca, Le?onard de Vinci…).

Le traite? de la peinture (Trattato della pittura) de Le?onard de Vinci est un recueil posthume d’annotations e?pars compile?es et publie?es pour la premie?re fois a? Paris en 1651 par Trichet du Fresne. Le grand mai?tre nous donne ses re?flexions sur la the?orie des ombres, la lumie?re, la perspective, l’anatomie, l’expression psychologique… Cet ensemble constitue le manifeste de l’ide?al humaniste en peinture et en art.

A compter du XVIe?me sie?cle, les doctrines se codifient et apparaissent les acade?mies et les traite?s de peinture.

Au XVIIe?me sie?cle, la peinture est une cre?ation artistique, mais e?galement un instrument de prestige et d’apologie pour le pouvoir re?gnant. En France, l’Acade?mie royale codifie et donne une hie?rarchie aux genres : peinture d’histoire, portrait, paysage, peinture de genre, nature morte…

Peinture d’histoire, « La liberté guidant le peuple » - Eugène Delacroix – 1830Peinture d’histoire, « La liberté guidant le peuple » – Eugène Delacroix – 1830

 

Au XIXe?me sie?cle, des artistes comme Delacroix remettent en cause l’acade?misme et le public voit se de?velopper des exigences et des techniques nouvelles et des mate?riaux au gou?t des nouvelles techniques. Les couleurs tout d’abord ne sont plus faites exclusivement a? l’atelier, elles existent dore?navant conserve?es dans des tubes d’e?tain et le broyage des pigments est industriel. Les teintes sont plus nombreuses, le travail pictural est simplifie? et les chevalets sont installe?s en plein air. Toutes ces conditions ont favorise? l’e?mergence de l’impressionnisme, du fauvisme et de l’expressionnisme. Le rapport a? la nature et au sujet, le ro?le primordial accorde? a? la lumie?re et a? la couleur ainsi que les possibilite?s de cre?ations spatiales novatrices ouvrent la voie au cubisme et a? toutes les avant-gardes. Les recherches picturales mettent l’homme et ses rapports au monde au centre d’une expression libre et sans soumission aux apparences. L’œuvre est autonome, seulement de?pendante de l’expressivite? de son artiste, de ses choix et de ses inspirations. Elle joue sur la spontane?ite?, la construction pure, la richesse ou la diversite? des mate?riaux (acrylique, vinyle, adjonction de tissu, sables, journaux…).

Impressionnisme, « La nuit étoilée » - Vincent van Gog5Impressionnisme, « La nuit étoilée » – Vincent van Gog5
Collage – Jacques PrévertCollage – Jacques Prévert

 

Le XIXe?me sie?cle est l’un des plus riches de l’histoire de la peinture. Les courants sont nombreux et les Salons de 1850 a? 1900 de?voilent une e?volution des gou?ts. L’exposition organise?e au Muse?e des Beaux Arts de Dijon en 1958 sur les peintres de la seconde moitie? du XIXe?me sie?cle rencontre un tre?s vif succe?s et remet a? l’honneur des peintres tombe?s dans l’oubli. Le muse?e national d’Art moderne de Paris offre au public l’exposition « Les sources du XXe?me sie?cle » et le Louvre ouvre les nouvelles salles du XIXe?me sie?cle en 1960.

L’issue la plus spectaculaire de cette e?volution est l’ouverture du Muse?e d’Orsay en 1986. Ses collections et ses accrochages sont consacre?s aux artistes de 1850 au de?but du XXe?me sie?cle. Pour la premie?re fois en France, l’art vivant et l’art acade?mique de Courbet aux impressionnistes, des peintres pompiers a? Ce?zanne, Seurat, Van Gogh, Gauguin… co?toient les me?mes cimaises.

Le peintre est souvent un anarchiste, un insatisfait, un poe?te dans l’a?me qui s’exprime avec ses pinceaux et ses couleurs. Une infinite? d’artistes a ne?glige? de son vivant la reconnaissance et ignore? l’argent au profit de l’acte cre?atif. Le collectionneur retrouve aujourd’hui ces talents dans les ventes aux enche?res, les brocantes, les vide-greniers ou les galeries. Les œuvres des grands mai?tres e?tant inaccessibles, l’amateur se tourne vers leurs contemporains et leurs suiveurs, tre?s souvent talentueux.

Des e?coles re?gionalistes voient le jour. La plupart sont influence?es par le naturalisme social (mineurs, paysans, bateliers, pe?cheurs…). Les peintres re?gionaux sont influence?s par le climat, les couleurs de leur province, le mode de vie, le terroir et les sites pittoresques.

Paris est entre 1850 et 1914 le centre de la vie artistique internationale. Les peintres affluent du monde entier pour assister aux cours de l’Ecole des Beaux Arts, de l’acade?mie Julian et de la Grande Chaumie?re. Un peintre souhaitant le succe?s et la poste?rite? doit passer par les Salons. D’autant plus qu’a? cette e?poque les galeries ne jouent pas encore le ro?le de promotion et d’agent d’artiste. Des marchands sont cependant de?ja? ce?le?bres : Durand-Ruel, Goupil, Boussod et Valadon, Le Barc de Boutteville, Vollard, Georges Petit, Bernheim…

 

La sculpture

La sculpture sur pierre, sur bois, en terre cuite, en ivoire, en bronze… est un des arts les plus anciens. Son e?volution est paralle?le a? celle de la peinture, de la quelle elle se diffe?rencie par son caracte?re tridimensionnel. L’objet sculpte?, qu’il soit de?coratif ou monumental, est associe? a? l’espace et a? l’endroit ou? il est destine?. Ce dernier est e?galement le re?sultat visuel de la pense?e de l’artiste, le rapport entre sa main et son esprit, sa main et la matie?re qu’il a choisi.

« Le meilleur artiste n’a point de concept / que le marbre en soi ne contienne / avec son exce?dent, et seule arrive a? ce concept / la main qui obe?it a? l’intellect ».
Michel-Ange de?crivant le processus cre?atif et poe?tique de l’acte du sculpteur.

A la pre?histoire, la sculpture des pointes de fle?che par exemple est utilitaire. A partir de 30 000 avant Je?sus-Christ, pe?riode aurignacienne, des figurines fe?minines e?taient sculpte?es en ronde bosse, aux fortes hanches (ste?atopyge) et fortes poitrines (ste?atome?re). A la pe?riode suivante, l’e?re magdale?nienne, des figures d’animaux sont re?alise?es en ivoire et en corne d’un re?alisme tre?s fin.

Venus de l’Abri de Laussel (Dordogne) – moins 25 000 ans
Venus de l’Abri de Laussel (Dordogne) – moins 25 000 ans
Mosai?ques en bas relief de la porte d’Ishtar – IIIe?me mille?naire avant notre e?re
Mosai?ques en bas relief de la porte d’Ishtar – IIIe?me mille?naire avant notre e?re
Statue d’Ebin-II, intendant de Mari – environ 2340 avant notre e?re
Statue d’Ebin-II, intendant de Mari – environ 2340 avant notre e?re

L’Egypte inaugure la sculpture monumentale a? partir du IVe?me mille?naire avant Je?sur-Christ (le sphinx du plateau de Gizeh, les gigantesques gardiens de la porte du temple d’Abou Simbel, la salle hypostyle du tempe d’Hatchepsout…). La Me?sopotamie et l’Assyrie produisent paralle?lement une sculpture puissante et d’envergure (statue de Gudea Prince de Lagash, statue d’Ebin-II, intendant de Mari, bas relief assyrien de Nimroud, mosai?ques en bas relief de la porte d’Ishtar…).

En Asie, l’approche de la sculpture chinoise se fait sous la dynastie des Shang (environ 1550 – 1050 avant Je?sus- Christ) avec le travail du bronze, puis de la pierre et du bois sous les pe?riodes Wei (386-589) et Song (960-1279). Au Japon, la production de statuaire est d’abord religieuse (pe?riode Nara 710-794), puis profane avec les ivoires et les masques (netsukes, okimonos, masques du the?a?tre No?…).

L’Inde est de?ja? dans la course au IIe?me mille?naire avec le style Mohenjo-Daro. Puis la route des comptoirs commerciaux favorisent les e?changes et la Gre?ce influence la sculpture indienne : l’art du Gandhara. L’art Gupta (Ve?me-VIIIe?me sie?cle) caracte?rise un aboutissement de la sculpture antique en Inde. Elle a d’ailleurs brille? au-dela? de ses frontie?res : Ceylan, Java, Thai?lande, royaume khmer.

La sculpture de la Gre?ce antique cherche a? repre?senter la perfection ide?ale du corps humain. Phidias, Praxite?le, Polycle?te sont les premiers sculpteurs de renom.

Les Etrusques sont reconnus pour leurs e?tonnantes productions en terre cuite et en bronze. Les Romains s’illustrent dans le portrait en buste et l’art monumental (de?cors sculpte?s des arcs de triomphe, des amphithe?a?tres, des thermes…).

Au Moyen-a?ge, la sculpture est essentiellement religieuse (crucifix, Annonciation, Vierge Marie, portraits de saints…). La Renaissance lui rendra son re?pertoire mythologique et profane (Donatello, Michel-Ange, Sluter, Vischer…).

L’Ame?rique, avant l’arrive?e des espagnols, cre?e un art de la sculpture avec les pe?riodes olme?que, maya, azte?que… L’Afrique et l’Oce?anie ont re?alise? des pie?ces essentiellement en bois (totem, bouclier, masque….). Elles sont encore aujourd’hui tre?s recherche?es par les amateurs et collectionneurs.

Le XXe?me sie?cle connait une re?volution esthe?tique acce?le?re?e par la recherche de nouveaux mate?riaux et de nouveaux me?diums.

 

Mexique - Masque aztèque de Malinaltepec – vers IVème/VIIème siècle
Mexique – Masque aztèque de Malinaltepec – vers IVème/VIIème siècle
Ile de Pa?ques – Pectoral Rei Miro – milieu XIXe?me sie?cle
Ile de Pa?ques – Pectoral Rei Miro – milieu XIXe?me sie?cle
Mali – Masque hye?ne DogonMali – Masque hye?ne Dogon

Le sculpteur a le choix entre diverses techniques et donc diffe?rents rendus.

La ronde bosse : le sujet est de?gage? au moins au trois quart de tout support. Le volume peut e?tre travaille? sur la majorite? des faces. Ces re?alisations n’ont jamais de fond.

Le bas-relief : les forme en relief repre?sentent moins de la moitie? de leur volume. Cette technique est la plus re?pandue dans la sculpture monumentale.
Le haut-relief : les forme en relief repre?sentent plus de la moitie? de leur volume. Certaines parties sont parfois comple?tement de?gage?es (bras, jambes, te?tes…).

La statuaire monumentale : isole?e ou en groupe, elle est sculpture d’ornement.

L’argile, la terre glaise, la cire… sont modele?es. Le marbre, le bois, la pierre sont travaille?s en taille directe, la mise au point d’apre?s un « prototype » en pla?tre.
La sculpture a aussi e?te? tre?s employe?e pour de?corer les meubles. Elle e?tait de?grossie manuellement a? la scie, au rabot et a? la tarie?re puis finement cisele?e au ciseau et a? la gouge. Le stuc est un me?lange plastique compose? de chaux et de poudre de marbre ou de pla?tre. Il permet de mouler et modeler des de?cors qui une fois termine?s prennent l’apparence du marbre ou de la pierre.

Au XXe?me sie?cle, les limites qui se?paraient autre fois les diffe?rences disciplines artistique se sont peu a? peu estompe?es. Les spe?cificite?s techniques et formelles sont parfaitement identifiables dans la premie?re partir du sie?cle. Mais depuis les anne?es 1970, c’est la superposition des langages et l’e?clectisme qui pre?valent. Aujourd’hui encore…

 

Le dessin

Le dessin est un mode d’expression plastique fonde? sur le trace?. Il peut e?tre une œuvre acheve?e, un croquis, une esquisse ou une e?tude. Comme tous les arts plastiques, le dessin va e?voluer au cours de l’histoire de l’art selon les styles et les techniques. Le geste imme?diat de la main prolonge? par un instrument est la caracte?ristique

fondamentale de l’art du dessin. Le dessinateur utilise selon son e?poque des pointes de silex puis de me?tal, le bois carbonise?, les fragments de roche, la plume, le pinceau lavis, le fusain… et aujourd’hui les feutres, les stylos, les marqueurs… et me?me les stylets nume?riques.

Pendant l’Antiquite? et le Moyen-a?ge, le fusain est utilise? pour esquisser les compositions murales et pour les e?tudes. Le dessin est re?alise? avec les pointes de me?tal jusqu’au XVe?me sie?cle, puis peu a? peu avec la plume et le pinceau. Les plumes d’or, d’argent ou de plomb interdisent le repentir : le geste de la main doit e?tre su?r et pre?cis de?s le premier jet. Les virtuoses du genre sont les florentins avec Verrocchio et Le?onard de Vinci, ainsi que les allemands repre?sente?s par Du?rer.

Albrecht Durer - Etude de mains - date?e de 1506Albrecht Durer – Etude de mains – date?e de 1506
Andrea del Verrocchio – Te?te de femme – vers 1470Andrea del Verrocchio – Te?te de femme – vers 1470

 

La mine de plomb en graphite naturel devient populaire en Flandre et en Hollande au XVIIe?me sie?cle. On peut citer els artistes Te?niers et Cuyp.
Le crayon Conte? en mine de graphite artificiel s’impose a? la fin du XVIIIe?me sie?cle. Il est adopte? par David, Ingres, Corot, Degas…

Les encres sont elles aussi utilise?es depuis l’Antiquite? et le Moyen-a?ge : noix de galle, bistre, se?pia… Elles sont applique?es a? l’aide d’un roseau, d’un bambou, d’une plume d’oie puis d’une plume d’acier a? partir du XIXe?me sie?cle. L’encre permet a? la fois le trait du dessin et le rendu des valeurs par les hachures ou les lavis. Les e?coles chinoises en particulier et d’Extre?me-Orient en ge?ne?ral sont des mode?les dans la mai?trise de l’encre ; les artistes de ces pays ont expe?rimente? ses multiples rendus et ses effets visuels voire poe?tiques.

Huang Bore (1901-1968) – Paysage a? l’encre de ChineHuang Bore (1901-1968) – Paysage a? l’encre de Chine

 

Le proce?de? de fixation du fusain sur un manche est mis au point au XVIe?me sie?cle. Titien, Delacroix, Odilon Redon ou Seurat appre?cient ce nouvel outil qui permet un travail a? l’estompe et confe?re ainsi une densite? a? leurs dessins.

La pierre noire, la sanguine, la craie et le pastel permettent eux aussi le trait et le modele?.

La pierre noire est plus souple dans son utilisation, plus grasse que la pointe d’argent. Signorerelli, Pollaiolo, Ghirlandaio, Ve?rone?se, Raphae?l, Le?onard de Vinci, Michel-Ange, Titien, le Tintoret puis Ruysdael, Hobbema, Rubens, Van Dyck.

Au Moyen Age, la craie blanche sert simplement a? esquisser les compositions sur fonds sombres. A partir du XVIe?me sie?cle, les artistes utilisent son rendu poudre? pour les rehauts.

La sanguine est connue depuis l’Antiquite? pour ses touches colore?es. A partir du XVe?me sie?cle avec Le?onard de Vinci et les artistes florentins, la sanguine est la reine des outils. Elle jouit d’un prestige immense jusqu’au XVIIIe?me sie?cle, en France et dans les pays du Nord e?galement : Watteau, Boucher, Clouet…

Les artistes vont me?ler leurs crayons : pierre noire, sanguine et craie pour des de?tails picturaux et une expression plus large.

Le pastel est une « peinture se?che » que l’on retrouve dans les dessins de?s le XVIe?me sie?cle. Elle participe aux recherches d’association de la couleur au dessin. Les premiers a? l’expe?rimenter sont Fouquet, les Clouet et les Dumonstier. A compter du XVIIIe?me sie?cle, son usage est de?veloppe? dans le portrait avec J. Vivien, R. Carriera, Quentin de La Tour, Perronneau, Chardin, Nattier, Boucher… Epoque a? laquelle un fixatif est mis au point pour dompter ces couleurs volatiles. Au XIXe?me sie?cle, Manet, Degas, Toulouse-Lautrec… expe?rimentent le pastel dans les figures alors que Delacroix, Millet, Degas et les impressionnistes l’essaient a? l’art du paysage.

Edouard Manet (1832-1883) – Portrait d’Irma Brunner – Pastel vers 1880, Edgar Degas (1834-1917) – Deux danseuses - Pastel

1/ Edouard Manet (1832-1883) – Portrait d’Irma Brunner – Pastel vers 1880
2/ Edgar Degas (1834-1917) – Deux danseuses – Pastel

 

Au XXe?me sie?cle, l’histoire de l’art entre dans une pe?riode d’expe?rimentation. De ce fait, les dessins deviennent valeur de te?moignage du processus de cre?ation d’un artiste. Les esquisses, croquis et e?tudes sont conside?re?s au me?me titre que les œuvres acheve?es.

Le dessin joue un ro?le important dans le parcours des artistes des avant-gardes : Klee, Matisse, Picasso, Michaux, Wols… Le dessin est une expression spontane?e, il a valeur de « projet ».

Apre?s la premie?re guerre mondiale, le dessin d’humour se de?veloppe avec les dessins satiriques dans la presse quotidienne et les dans les magazines. Sous l’Ancien Re?gime de?ja? des feuilles d’estampes appele?es dro?leries, face?ties ou caricatures e?taient publie?es.

A notre e?poque, le dessin d’humour s’exprime aussi par la sche?matisation, l’anthropomorphisme et l’alle?gorie. Le dessin politique et journalistique de?tourne le caracte?re se?rieux des e?ve?nements pour en proposer une lecture parfois

optimiste et encourageante mais parfois aussi ces planches sont comme un rappel a? l’ordre, a? la pre?caution, aux de?bordements… (Charlie Hebdo, Canard enchai?ne?…).

En 1953, l’ADAGP (Association pour la Diffusion des Arts Graphiques et Plastiques) est fonde?e a? Paris pour assurer aux artistes la perception de leurs droits de suite et de reproduction, et concourir a? la de?fense de leurs inte?re?ts moraux et mate?riels.

Du co?te? des amateurs, les cours de Peinture, Sculpture et Dessin rencontrent un immense succe?s, quel que soit l’a?ge des participants. Ils sont propose?s par les syndicats d’initiative, les centres de loisirs, les sites internet avec des formules a? domicile et parfois par les artistes eux-me?mes. Chacun peut s’initier a? la grande peinture des mai?tres flamands, a? la sculpture du marbre, a? la fonte a? cire perdue, a? la bande dessine?e ou au style Manga.

La pratique d’un art demeure un exutoire, un concentre? d’ide?es, une rencontre ente la pense?e et l’expression de cette dernie?re.

Plongez dans Dowzr : partez a? la de?couverte des professionnels, des artistes, des e?ve?nements… Trouvez votre moyen d’expression !

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