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Histoire, tendances et courants marquants de la mode et des créateurs

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Chanel, Dior, Cardin, Yves saint Laurent… Jean-Paul Gaultier, Christian Lacroix, Vivienne Westwood… devenus des icones, sont les créateurs de chefs d’œuvre et de styles que tous les amoureux de la mode ont plaisir à voir et revoir.

Notre moteur de recherche Dowzr concerne aussi bien l’histoire de la mode que les catalogues exhaustifs des grandes maisons de couture ou encore le calendrier des défilés, de Paris à New York, Londres ou Milan.

Que vous soyez passionné d’histoire de la mode, amateurs de défilés, chasseurs de styles… Dowzr met tout à portée de clic.

Planches de costumes à la cour du Roi Soleil, patrons de la jupe-culotte, clichés de défilés, actualités des créateurs et des maisons de couture sont autant de domaines qui peuvent intéresser amateurs et professionnels qui trouveront avec Dowzr les chemins menant à l’objet de leur désir.

En outre, Dowzr est également un outil de toute première efficacité facilitant, au gré de votre fantaisie ou de vos envies , la recherche des diverses manifestations ayant trait à la mode comprise au sens large : ventes aux enchères de costumes, expositions d’accessoires et de tenues, ateliers, salons, conférences, journées portes ouvertes, toute manifestation, où qu’elle se tienne, est renseignée  et accessible de façon que rien  ne puisse être ignoré des passionnés où qu’ils se trouvent dans le monde .

 

L’histoire du costume doit être abordée si on parle de mode. Elle inspire encore aujourd’hui les créateurs.

Les sculptures hellénistiques et les fresques peintes de l’époque romaine (Pompéi) nous renseignent sur le costume antique : des agencements de drapés retenus par des fibules et des ceintures.

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Pompéi – Villa des Mystères – environ IIème siècle après JC.
Ariane endormie – Vatican – Galerie des sculptures - Copie romaine en marbre du IIe?me sie?cle apre?s JC d’apre?s un original helle?nistique du IIIe?me-IIe?me sie?cle avant JC Ariane endormie – Vatican – Galerie des sculptures – Copie romaine en marbre du IIème siècle après JC d’après un original hellénistique du IIIème-IIème siècle avant JC

 

Les hiéroglyphes et bas reliefs égyptiens nous enseignent sur la mode à la cour du Pharaon. Il en est de même pour les costumes des pays asiatiques grâce aux portraits officiels et aux rouleaux de peinture au caractère narratif.

En Europe, les premiers costumes pour hommes apparaissent dans les années 1600. Pantalons et vestes sont taillés dans le même tissu. En Angleterre on porte le calicot importé des Indes. A Paris, la cravate est bouffante à cette époque.

 

La révolution industrielle marque les années 1750 à 1850. Les machines commencent à remplacer le métier à tisser et le rouet. Le coton domine l’industrie du tissage. Manchester est surnommée « Cottonopolis ». Le métier à tisser Jenny est inventé en 1764 en Angleterre. Le coton est resté un des piliers de l’industrie textile.

 

Vers 1795-1820, le style Empire se développe et s’épanouit. Les robes sont resserrées sous la poitrine et tombent en jupon fluide, ample et long. Les vestes des hommes ont des coutures hautes aux hanches, des cols montants, des culottes et des bottes. L’occupation britannique aux Indes permet des nombreux échanges de styles et de matières avec l’Occident.

Le développement de la poste dans les années 1800 permet l’émergence de la vente par correspondance. C’est déjà un circuit important de commercialisation pour l’industrie du textile.

Thomas Hancock brevette l’élastique, grâce à l’invention de son frère Waltetr (le malaxeur de déchets de caoutchouc formant des blocs ou des feuilles après recyclage). Elle sera utilisée pour la confection des gants, des bretelles, des chaussures  et des collants.

 

En 1823, Charles Macintosh, scientifique écossais, crée un tissu imperméable.

En 1834, William Morris, fonde le mouvement Arts and Crafts, dans le but de promouvoir et sauver l’artisanat en réaction à la révolution industrielle. Artiste, écrivain et militant socialiste, il crée des motifs pour les tissus et les papiers peints.

 

1837-1901, la mode victorienne habille les femmes de robes cerceaux en soie ourlées de dentelles, volants…  Les hommes portent redingotes et hauts de forme.

C’est à Paris que revient le privilège d’abriter la première Maison de Haute Couture en 1858, avec l’installation de l’anglais Charles Frederick Worth. La veste de smoking remplace peu à peu l’ensemble jaquette-cravate.

 

1853 : Levi Strauss vent ses premiers jeans en denim aux chercheurs d’or en Californie. Encore aujourd’hui, le jean est un modèle intemporel, classique, incontournable.

 

Portrait de Levi Strauss

Portrait de Levi Strauss
Mineurs des mines de dans le Colorado ve?tus de jeans Levi’s Mineurs des mines de dans le Colorado vêtus de jeans Levi’s

 

Les années 1900, c’est la Belle Epoque. La mode est plus cosmopolite. Les grands voyages sont possibles et on se nourrit des influences des pays visités. C’est aussi l’époque des loisirs sportifs. Paul Poiret dessine la jupe-culotte et crée les Parfums Rosine en 1906. Paul Poiret est le premier couturier à lancer son parfum.

L’impératrice de la Mode, Gabrielle Bonheur dite Coco Chanet crée sa première boutique de mode à Deauville en 1913. Elle révolutionne la mode féminine avec le tailleur, la petite robe noire, le jersey, les chaînes et les lunettes de soleil. Elle accessoirise la mode en vue d’atteindre l’élégance au quotidien.

En 1913, Mary Phelps Jacob invente le soutien gorge sous le pseudonyme Caresse Crosby. Il libère les femmes des entraves du corset et symbolise la modernité.

La première guerre mondiale oblige les femmes à remplacer les hommes dans le travail de tous les jours, dans les mines et dans les champs. Elles adoptent alors les tenues masculines (pantalons, salopettes, chemises…). Thomas Burberry crée le trench-coat (popeline de coton épaisse imperméable), la gabardine et le tartan Nova Check (écossais blanc, noir et beige qui a fait le succès de la marque).

L’après guerre, les années 1920, c’est le style à la garçonne avec cheveux courts et au carré. Mais c’est aussi une nouvelle féminité après l’austérité : jupes courtes, maquillage, robes sans tailles et fluides, soutiens-gorges, gaines culottes. C’est l’époque du jazz et des fêtes, du charleston et de multitudes de danses réclamant de l’aisance. Les femmes préfèrent alors la Rayonne au coton (une soie artificielle). Coco Chanel est à son apogée. En 1921, elle lance Chanel n°5, son premier parfum.

 

Les années 1930 dessinent le motif pied-de-poule, développent le mannequin de vitrine et connaissent les débuts du Nylon.

En 1933, la maison Lacoste est fondée. René Lacoste, champion de tennis, porte la légendaire chemise souple en maille coton ornée de l’insigne crocodile sur la poitrine, premier logo à apparaitre sur un vêtement.

 

A partir de 1946, le bikini investit les plages et les stations balnéaires. 1949, le pantalon Capri, futur pantacourt, est imaginé en Italie.

En 1947, après les années de guerre, Christian Dior retrouve Paris. La ville devient capitale du New Look : le retour de la Haute Couture et du travail sur la silhouette.

Le rockabilly, ou style motard, marque les années 1950, aidée par le succès d’Elvis Presley, de ses chansons et de son style. Il est caractérisé par un ensemble jeans-veste, des cheveux gominés, des pattes, des pantalons serrés, des chaussures à semelles compensées, des vestes de moto, des tatouages. A ces rockers s’ « opposent » les mods : un mouvement britannique d’amateurs de jazz moderne et de blues, habillés de costumes italiens ajustés, conduisant des scooters, se nourrissant de nouvelle vague française et de philosophes existentialistes.

 

A la fin des années 1950, les mini jupes envahissent la boutique londonienne Bazaar de la créatrice Mary Quant, en signe d’émancipation. Mais la féminité n’est jamais délaissée: la mode des chaussures à talons aiguille est lancée en 1952 après un défilé Christian Dior.

 

La robe baby-doll devient le symbole de la mode des années 1960 et 1970.

Au début des années 1960, Pierre Cardin, couturier français d’origine italienne, brevette son nom pour plusieurs de ses créations. Les motifs et les coupes géométriques, une silhouette androgyne et unisexes  marquent et caractérisent son style. En 1959, il dessine la première collection de prêt-à-porter pour le grand magasin parisien Printemps.

 

Mode?le Pierre Cardin vendu au Printemps pour la collection pre?t-a?-porter 1959.Mode?le Pierre Cardin vendu au Printemps pour la collection prêt-à-porter 1959.

 

1962, Yves Saint Laurent quitte l’enseignement de Christian Dior pour voler de ses propres ailes. Il ouvre sa maison de couture, dépose le label YSL. Il crée la mode beatnik, le tailleur en tweed, les cuissardes, les pantalons moulant…

Londres marque la mode dans les années 1960. Les vêtements y sont festifs, colorés, psychédéliques, déstructurés, en vinyle, en papier… La mode habille et dévoile corps, jouant des formes et des matières. Ainsi, en 1964, Rudy Gernreich crée le monokini (maillot une pièce laissant les seins nus) et fait porter des chemisiers blancs transparents sans soutien-gorge.

 

Début des années 1970, Calvin Klein et Ralph Lauren (créateur du label Polo) s’installent à New York. Les modèles sont des formes simples et élégantes, la gamme de tons est  neutre, les tissus haut de gamme sont toujours préférés.

Roy Halston Frowick, créateur de mode américain, domine la mode Disco : tailleurs-pantalons, ensembles pulls, robes ajustées. Ses modèles sont vendues en grande distribution par la, chaine JCP. Ainsi sin style est porté par le plus grand nombre, accessible à tous. Les symboles de la mode et de la musique Disco sont aussi les bottes à plateforme, les pantalons à pates d’éléphant, les cols pointus, les chemises soyeuses et cintrées…

La musique Punk influence aussi le style vestimentaire des années 1970. A Londres et à New York, Vivienne Westwood et Malcolm McLaren proposent dans leurs boutiques des modèles provocant et déconstruit.

Dans les années 1980, les couturiers japonais sont à l’honneur : Issey Miyake, Kenzo Takada, Rei Kawakubo, Hanae Mori… Alors que le style gothique émerge lui aussi : c’est la mode des piercings et des tatouages ainsi que la suprématie du noir dans les tenues, le maquillage, la coiffure…

 

En 1980, Women’s wear Daily utilise le terme « seconde peau » pour décrire les créations d’Azzedine Alaïa, mêlant l’élasthanne aux tissus tricotés et tissés. C’est l’essor du fitness et cette nouvelle matière répond tout à fond aux exigences des tenues de sport. Les créateurs et les magazines prônent la liberté de mouvement et flattent la perfection du corps. Les amateurs d’aérobic et de danse apprécient les tenues en Lycra.

 

Affiche publicitaire Azzedine Alai?aAffiche publicitaire Azzedine Alaïa

 

En 1984, la styliste Katharine Hamnett fait entrer ses créations en politique. Elle rencontre Margaret Thatcher, alors premier ministre britannique, habillée d’un tee-shirt  portant le slogan « 58% don’t want pershing ».

 

Katharine Hamnett et Margaret ThatcherKatharine Hamnett et Margaret Thatcher

 

Au milieu des années 1980, le collectif de stylisme The Cloth crée des textiles expressifs et colorés pour des vêtements populaires surdimensionnés. Ces stylistes s’inspirent d’Henri Matisse, de Keith Haring. Ils utilisent des marqueurs fluides aux couleurs intenses uniquement à la main et pinceau.

 

La musique hip-hop va inspirer la mode de la rue. Les textes sont axés sur un désir d’émancipation des populations ghettorisées ainsi qu’un rejet de la mode chic et des marques classiques. La mode de la rue (streetwear) a ses tenues et ses accessoires : bob, jogging, chaussures de sport, chaines, bagues, montres, coupes de cheveux soignées.

 

La mode de la rue (streetwear)

 

L’élite fortunée des années 1980 renoue avec la haute couture. Le glamour est de retour, la robe de soirée, le vêtement de cérémonie. C’est aussi l’image de la femme active sexy , investie dans sa vie professionnelle, carriériste : l’amazone glam à la carrure affirmée, les hanches drapées, la taille affinée et étranglée par une ceinture large, la veste aux épaules carrées et assortie à la jupe courte, les talons aiguille viennent renforcer l’image de dominatrice.

 

Karl Lagerfeld, styliste allemand, est appelé pour diriger la maison Chanel en 1983. Il adapte le tailleur en tweed à une nouvelle clientèle moins classique et plus sophistiquée. Il bouleverse les codes des matériaux en choisissant l’éponge ou le jean stretch. Karl Lagerfeld sait qu’il faut s’appuyer sur le savoir faire et la tradition pour la réussite de la haute couture. Il maintient les ateliers et les artisans dans la chaine de production de ses créations. Il renouvelle  la petite robe noire avec une version en vinyle noir et jersey de polyester. Célèbre pour son look, Lagerfeld l’est aussi au travers de ses égéries comme Ines de la Fressange, Laëtita Casta…

 

Karl Lagerfeld

 

Christian Lacroix fonde une nouvelle maison de couture en 1987. Il remet en cause le dressing power et ses épaules carrées. Lacroix propose des jupes amples, des robes bustier en velours, une silhouette corsetée en sablier, des étoffes luxueuses, des ornements d’inspiration espagnole, une nostalgie du XVIIIème siècle.

Vivienne Westwood s’approprie l’érotisme du corset. Son corset s’attache dans le dos par une fermeture éclair et les panneaux latéraux sont confectionnés en lycra pour plus de confort.

Les costumes de Madonna pour sa tournée « Blood ambition en 1990 sont conçus par Jean-Paul Gaultier. Ils révèlent la sexualité décomplexée de la chanteuse et des femmes de son époque : guêpière à armatures coniques, douceur su satin, coloris clair, buste structuré.

Christian Lacroix propose une version romantique des sous-vêtements lors d’un défilé en 1987. Oliver Theyskens et Alexandre McQueen ont une interprétation plus sombre t masochiste.

Les années 1990 sont marquées par le retour d’une mode hyper dynamique. Versace et ses imprimés, Cavalli et ses peaux de bête, le style sicilien de Dolce & Gabbana, Fendi pour les fourrures et la maroquinerie, le luxe minimaliste de Gucci, le look noble et androgyne de Jil Sander.

 

De nombreux mannequins entrent dans le star system : Christy Turlington, Linda Evangelista, Naomi Campbell, Cindy Crawford… La consommation débridée et les caprices de stars ont toujours leurs opposants ; au début des années 1990 ce sera le look grunge, incarné par les mannequins Kate Moss, Stella Tennant, Kristen McMenamy et Karen Elson, la maison de disque indie-grunge Sub Pop, la musique des groupes de Seattle, Pearl Jam et Nirvana. Fripes, robes à smocks vintage, gilet, robe baby doll, jeans décolorés et déchirés, chemise en flanelle aux motifs écossais enfilée sur un tee shirt, bonnet en laine, pantalon treillis…

 

Mode grunge

Mode grungeMode grunge

 

A la veille du nouveau millénaire, la mode doit s’intéresser à développer une mode durable et donc produire des vêtements respectueux de l’environnement et optimisant les conditions de travail, réduire l’empreinte écologique de la couture ou choisir des pratiques équitables. La grande distribution et le prêt-à-porter ont développé diverses lignes de collection écologique et éco-responsables : Birkenstock, MARKS 1 Spenscer,  Patagonia, Nike…

En 2005, Ali Hewson et son mari Bono, chanteur du groupe U2, crée Edun, marque de vêtements éthiques. Les attentions sont autant portées sur la création que sur le respect des relations commerciales avec les pays africains, notamment l’Ouganda et le Kenya en ce qui concerne la marque Edun. Il faut aussi saluer Linda Loudermilk et son projet solidaire Alabama Chanin, People Tree qui collabore avec le styliste Thakoon Panichgul travaille le coton bio équitable pour ses modèles d’avant-garde. Stella McCartney confectionne à partir de coton bio et de métal recyclés pour les armatures de ses modèles. Christopher Raeburn redonne vie aux matériaux recyclés, au tissu de camouflage et aux toiles de parachute (l’incontournable parka rouge en toile de parachute). Gary Harvey crée ses vêtements à partir de déchets : fripes, papier journal, vieux maillots de sport… il associe luxe et quotidien pour créer des modèles uniques.

 

Le commerce électronique a bouleversé la façon de consommer la mode. Les tendances sont véhiculées non plus par les podiums mais par les réseaux sociaux ; des outils technologiques accessibles à tout le monde ont été développés comme la réalité virtuelle, le scanning corporel en 3D, la personnalisation du design et la production en customisation de masse. La mode jeune s’inspire des séries télé, des films, de la culture musicale. Cette jeunesse est connectée en permanence. Les sites de ventes en ligne répondent à ce souhait de réactivité en proposant régulièrement des modèles quasi répliques portées par les vedettes audio-visuelles. La mode circule et se troque. En effet, ces sites offrent de plus en plus de services parallèles comme des portails d’accès aux autres marques connues, un marketplace pour revendre ou échanger ses vêtements, et bien sur des forums et des blogs.

 

Afin de parfaire notre résumé de la mode, il faut s’intéresser aux accessoires mythiques du genre.

Car ce qui est à la mode ne se démode pas forcément. Certaines créations conservent leur capacité d’élégance, de style  et de classe.

Nous avons déjà cité le jeans des frères Strauss : le 20 mai 1873 ils obtiennent la reconnaissance officielle de l’invention de leurs rivets de cuivre venant renforcer les pantalons de travail. Le denim est né. « La mode change, pas le jean » Jean Baudrillard, philosophe.

 

En 1856, Louis Vuitton fabrique sa première malle : un parallélépipède en bois de peuplier et toile gris Trianon, marque distinctive de la marque à ses débuts. Les bagages ainsi conçus sont empilables, légers et imperméables. En un mot modernes. Les clients prestigieux et exigeants vont s’adresser à Louis Vuitton car ses créations sont sur mesure. Il fournit ce que chacun d’entre eux désire.

 

Louis Vuitton

 

En 1911, Giuseppe Borsalino dépose la marque éponyme. L’usine Borsalino fabriquera de multiples modèles de chapeaux tout au long de son existence, mais un seul modèle marquera à jamais la chapellerie : le modèle en feutre souple orné d’un large bandeau plat. Un des slogans de l’entreprise sera « Borsalino signifie chapeau».

 

Charles Chuck Hollis Taylor, basketteur, joue avec des baskets marron montantes en toile et d’épaisses semelles en caoutchouc de marque All Star. Il est remarqué sur le terrain de son université mais ne percera pas davantage dans le basket. En 1921, il se présente à Chicago aux bureaux des ventes de la société Converse. Il convainc le directeur S.R. Bob Peltz avec sa ferveur envers le modèle. A partir de 1823, ils participent aux modifications qui apportent souplesse et confort à la chaussure. Ambassadeur de la marque, Chuck Taylor a participé au succès planétaire et toujours actuel du modèle Converse.

La maison Hermès n’a pas seulement créé un foulard, elle a crée un « carré ». Un morceau de soie de 90 centimètres sur 90, 65 grammes, achevé par un ourlet roulotté rigoureusement à la main, une étoffe précieuse. Les décors des carrés portent des noms et mêlent symboles, allégories, chevaux, armes, scènes de chasse, voitures, bateaux…

Le foulard est vieillot, le carré est élégant, snob, discret, au-delà des modes et des saisons. Le premier carré est commercialisé en 1937. Cependant, les carrés connaissent leur essor en 1948 avec l’invention de Marcel Gandit : technique d’impression au cadre dite « à la lyonnaise ». Ce procédé assure précision et vivacité des couleurs, tout en gardant une forte composante artisanale

 

foulard
foulard
foulard

 

1956, Brigitte Bardot crée le mythe en portant des ballerines Repetto, modèle Cendrillon, dans « Et Dieu créa la femme » de Christian Vadim. Rose Repetto, italienne installée à Paris, fabrique des chaussons de danse dans son atelier Rue de la Paix. Elle est la mère de Roland Petit, futur danseur et chorégraphe de renom. Elle met au point pour lui un modèle préservant la santé des orteils et confectionne ses chaussons selon la technique du cousu-retournée utilisée par les gantiers. Les étoiles de tous les ballets sont chaussées par la maison Repetto. La ballerine incarne l’autre femme, celle à la sensualité différente, qui n’a pas besoin d’afficher sa féminité car elle la porte en elle avec assurance. « Si on ne devait posséder qu’une seule paire de chaussures, ce serait sur celles-ci qu’il faudrait tout miser » Ines de la Fressange.

 

Nous devons encore citer…

La marinière, ou maillot breton, introduite par Coco Chanel, porté par Picasso, Jean Seberg ou Jean-Paul Gaultier.

Les doudounes Moncler d’abord confectionnées pour protéger les ouvriers du froid avant de devenir une des pièces incontournables du look des jeunes hédonistes, superficiels et insouciants ou des personnalités comme Sarah Jessica Parker.

Encore Coco Chanel avec le 2.55, sac barrette en cuir matelassé de losanges et  bandoulière de chaine.

Le modèle Aviator de Ray Ban incarne l’esprit dynamique, désinvolte et séduisant des Etats-Unis. Nommées les lunettes en gouttes d’eau, elles sont un gage de séduction.

Le Kelly, le Jackie et le Birkin, ancêtres de tous les it bags, occupent une place prépondérante dans l’histoire des accessoires cultes du XXème siècle.

Le stiletto, ou talon aiguille, consiste en une tige de métal placé à l’intérieur du talon. Cette élaboration est attribuée à l’italien André Perugia dans les années 1920. Pour Marylin Monroe « Je ne sais pas qui a inventé les talons hauts, mais toutes les femmes lui doivent beaucoup ». Jambes élancées, mollets galbés, démarche chaloupée…

 

La mode est en constante évolution. Chaque saison dévoile ses créations. La mode suit les changements des mentalités, des styles, des matières, des possibilités techniques et technologiques sans oublier les goûts et les tendances. Chaque école de pensée a une vision du vêtement et de la manière de le porter. Les professionnels de la mode puisent leur inspiration dans l’environnement urbain et dans leurs propres envies, mêlant les références du passé aux codes contemporains.

 

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