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Histoire du théâtre au travers des siècles, les grands auteurs et les grandes oeuvres théâtrales

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Art vivant accessible a? tous, le genre the?a?tral me?le distraction et instruction avec excellence.

Qu’il s’agisse de dithyrambe, de drame satyrique, de come?die, de dramaturgie, de trage?die, de poe?mes courtois, d’e?pope?es, d’ope?ra-comique, de commedia dell’arte, de jeux sce?niques, de jeux d’acteurs, d’accessoires, de de?cors, d’auteurs classiques, du the?a?tre de Foire, de vaudeville, de romantisme… notre syste?me de recherche multilingue vous permettra non seulement de parfaire votre information mais aussi, de trouver la re?ponse pre?cise a? votre reque?te.
Mise en sce?ne, lecture, casting, maquillage, coiffure, costume, de?cor, lumie?res, son, production, e?criture, lieux de spectacles, the?a?tres, salles, cours, e?coles… Tout cela fait le monde du the?a?tre.

Autant de domaines ou? se croisent amateurs, professionnels et public.

Avec Dowzr, retrouvez vous entre passionne?s, de?couvrez et e?changez !

En outre, Dowzr est e?galement un outil de toute premie?re efficacite? facilitant, au gre? de votre fantaisie ou de vos envies, la recherche des diverses manifestations ayant trait au the?a?tre comprise au sens large : ventes aux enche?res, expositions, lectures publiques, salons, confe?rences, journe?es the?a?trales, toute manifestation, ou? qu’elle se tienne, est renseigne?e et accessible de fac?on que rien ne puisse e?tre ignore? des amateurs ou? qu’ils se trouvent dans le monde.

Pour les auteurs, le the?a?tre est le lieu ide?al pour exposer et de?fendre ses ide?es. La litte?rature est le vecteur, le come?dien est l’expression, le de?cor plante l’ambiance. Et cela se justifie depuis l’antiquite? ou? le terme « the?a?tre » trouve ses origines : « theatron » qui de?signe le « lieu des spectateurs ». Le spectateur, celui a? qui on donne repre?sentation, est a? la gene?se de l’art dramatique.

Le jeu et le travestissement sont savamment re?fle?chis par le metteur en sce?ne car ils informent sur le ro?le social des personnages, leurs ide?es sociales ou politiques, leur message… afin que le spectateur s’identifie et de?veloppe des sentiments.

Les the?a?tres grecs posent les re?gles de l’architecture sce?nique. Ils sont construits a? flan de colline pour y creuser les gradins des spectateurs en face de la sce?ne.

Le fond de sce?ne est architecture? en fac?ade.

Les dithyrambes constituent la forme la plus ancienne connue du the?a?tre grec. Les ce?re?monies primitives sont les premiers exemples de ces mises en sce?ne. Elles visaient a? vaincre des peurs, a? repousser les dangers… dans le but de souder la communaute?. Aux origines, les dithyrambes consistent en des mouvements circulaires danse?s par un groupe. Puis le coryphe?e, le premier acteur, prend la parole et choisit une personne dans le groupe pour engager le dialogue. Le public des cite?s est rapidement se?duit par le genre des trage?dies. Les re?cits mythologiques sont la base du re?cit tragique. Le drame satyrique met en sce?ne uniquement des Satyres. Ces derniers sont souvent burlesques et moqueurs. Le public les appre?cie car elle propose une autre lecture de la mythologie.

Il faut e?voquer le phe?nome?ne « catharsis ». Le spectateur est face a? son libre arbitre : comment va-t-il re?agir aux questions sociales ou politiques, aux sentiments souvent tabous, aux ide?es philosophiques. Pour Aristote (-384/- 322), dans « Poe?tique », la catharsis purifie les passions, elle remet en question. Les antiques saluent ce bienfait de la trage?die.

La come?die ferait son apparition vers -600. Les de?bordements en l’honneur de Dyonisos auraient entraine? la cre?ation du genre. Le Dieu e?tait honore? lors de corte?ges phalliques (promenades joyeuses dans les champs avec dialogues et chants) et de co?mos (tapage nocturne et humoristique en groupe).

Dyonosis rendant visite a? un poe?te romain – Muse?e du Louvre Paris

Dyonosis rendant visite a? un poe?te romain – Muse?e du Louvre Paris

 

Il faut aussi nommer la farce, genre ne? en Italie. En -450, les premiers concours de come?dies sont organise?s. Les premiers auteurs sont Chionides, Magnes, Cratinos… Les come?dies traitent e?galement les sujets de socie?te?. Le the?a?tre a alors une haute valeur de?mocratique.

Le jeu sce?nique est encore rudimentaire, mais les costumes et les accessoires illuminent le spectacle. Tous les acteurs et les chœurs portent un masque a? l’exception du dithyrambe. Au masque s’ajoutait une perruque, parfois une barbe ; il e?tait peint en fonction du personnage et de son ro?le. Pour les premiers costumes, on conserve l’auste?rite? afin de ne pas de?tourner l’attention du spectateur. Le message litte?raire du texte prime encore. Puis les couleurs et leur symbolique vont s’inviter sur les manteaux et les robes.

Les moyens techniques sont mis a? l’honneur : chariots, grues, trappes, estrades, toiles peintes, escaliers… Le ge?nie de la machinerie venait comple?ter le spectacle.

Les auteurs incontournables de cette pe?riode sont Eschyle (-525/-456), Sophocle (-495/-405), et Euripide (-480/-406)

 

EschyleEschyle
SophocleSophocle
EuripideEuripide

 

Le the?a?tre romain se de?finit par son amour de la the?a?tralite?. L’effet sce?nique est privile?gie? au de?triment du sens et du contenu. Il reste peu d’exemples de textes tragiques de cette pe?riode. Le genre est de?pre?cie? par l’Empire romain. De son co?te?, la come?die re?pond aux attentes d’amusement de la population.
L’e?poque romaine voit les premie?res maisons de production de spectacles. En effet, les repre?sentations sont ge?re?es par un organisateur qui engage la troupe et ge?re les de?penses.

Au de?but du IIe?me sie?cle, le peuple est avide de jeux spectaculaires. Les the?a?tres se transforment en are?ne.

Parmi les auteurs importants, il faut citer Se?ne?que (vers -4/65), Plaute (-250/-184), Te?rence (-185/-160).

Le Moyen-Age de?bute avec la chute de l’Empire romain et la constitution de la Gaule. Un climat de guerre ou? trage?dies et come?dies ne trouvent pas leur place. Le genre courtois nai?t sous les Me?rovingiens. La litte?rature me?die?vale produit ses premiers poe?mes. Ces re?cits seront souvent mis en sce?ne et en musique.
Les drames liturgiques datent du Moyen Age. Ils sont issus des passages chante?s lors des ce?re?monies du culte chre?tien ou des fe?tes religieuses (comme les processions ou les illustrations de la Bible). Ils mettent en sce?ne des personnages de l’Ancien et du Nouveau Testament, ainsi que les saints.

Le the?a?tre permet d’instruire le peuple analphabe?te aux textes. Le come?dien est alors appele? « jongleur », dans le sens de « se jouer de ». Par le biais de la lecture, de la mise en sce?ne, du divertissement, du mime… il e?duque le peuple ou l’informe.

Avec les Miracles, le genre profane entre dans le the?a?tre. Les sujets mythologiques et liturgiques sont e?carte?s et l’homme est au centre de l’e?criture. Nous sommes a? la fin du XIIe?me sie?cle. Les Saints re?alisent des actes miraculeux en re?ponse aux besoins des hommes. L’auteur ame?ne encore une fois le spectateur a? re?agir sur sa propre attitude face a? l’autre et a? la socie?te?.

Les Myste?res ont eux pour objectif de narrer la Passion du Christ et pour vocation de re?pandre le message du Christ. La come?die e?volue avec les « boniments » et les baladins ambulants. Les carnavals donnent lieu a? de nombreuses improvisations ; le port du masque re?ve?lant des caracte?res cache?s qui n’he?sitent plus a? s’exprimer.

Au XIIIe?me sie?cle, les sotties (ou sottises) mettent a? l’honneur le « sot », celui dont on se me?fie. Les sotties de tribunal jugent et critiquent les comportements sous un ton burlesque alors que les sotties de de?construction pro?nent une rupture avec le passe? pour valoriser les actions des hommes.

Les farces sont ge?ne?ralement des textes courts et humoristiques. Les gens du peuple sont les personnages principaux au cœur d’intrigues comiques du quotidien. Le public est pris a? partie. Une des plus ce?le?bres est « La farce de Mai?tre Pathelin »

La farce de Mai?tre Pathelin La farce de Mai?tre Pathelin

 

Les repre?sentations de the?a?tre s’organisent sur la place principale, au cœur des bourgs ou des bourgades. Si ce lieu n’existe pas, les pie?ces sont joue?es dans un champ a? la bordure des faubourgs. L’aire de jeu doit donc e?tre mobile. Les mansions sont des modules de de?cor place?s co?te a? co?te et agence?s selon la mise en sce?ne. Le jeu des acteurs est tre?s articule? et expressif afin d’e?tre compris par le plus grand nombre. La proximite? avec le public favorise cette compre?hension. Le metteur en sce?ne a maintenant des assistants pour coordonner les sce?nes et les de?placements entre les diverses mansions. Des effets visuels y sont dissimule?s par les Mai?tres des secrets. Ils apportent l’illusion et la magie, la peur ou le rire. Leurs prouesses sont attendues par le public. Chaque come?dien est responsable et proprie?taire de son costume. Le maquillage a toujours beaucoup d’importance pour renforcer le caracte?re du personnage et ses expressions.

Les auteurs de cette e?poque sont Jean Bodel (Arras ? – vers 1210), Rutebeuf (vers 1230 – vers 1285), Adam de la Halle (vers 1240 – vers 1288).

A la Renaissance, l’homme veut retrouver une dignite? de pense?e. Il veut exercer sa liberte?. On parle alors d’Humanisme : un enseignement non the?ologique base? sur l’e?tude des civilisations antiques. Les rapports entre l’homme et l’univers sont au centre des recherches et des de?bats.

Mais en ces temps trouble?s par les guerres de religion, les auteurs protestants ou sympathisants ne se de?voilent pas. Passions et Myste?res sont toujours joue?s, ainsi que farces et moralite?s.

Cependant, les dramaturges sont plus rares que les e?crivains et le the?a?tre ne connait pas de genres nouveaux a? l’aube de la Renaissance.

Il faudra attendre 1548 a? Lyon : la repre?sentation de « La Calandria », pie?ce italienne de Bibbiena. Le de?cor a? l’italienne avec ses perspectives et sa syme?trie est introduit en France. Il entrai?ne l’illusion et de ce fait un changement important pour le de?placement des acteurs et la mise en sce?ne. En 1553 a? l’Ho?tel de Reims, on nomme la premie?re trage?die franc?aise officiellement : « Cle?opa?tre captive » d’Etienne Jodelle. Les lieux clos destine?s aux repre?sentations the?a?trales n’existent toujours pas, excepte? a? Lyon et a? Meaux. Les toiles peintes en perspective qui forment le de?cor sont installe?es dans les cours des colle?ges ou les aires de jeux comme le jeu de paume. A Paris, l’Ho?tel de Bourgogne est le premier the?a?tre officiel et a? demeure. Le lieu est achete? en 1548 par les Confre?res de la Passion. Ces derniers mettront en place un syste?me de location et de re?glement pour accueillir d’autres troupes et amortir financie?rement le lieu.

Ho?tel de Bourgogne a? Paris Ho?tel de Bourgogne a? Paris

 

De?s le milieu du XVIe?me sie?cle, les troupes italiennes de Commedia dell’arte envahissent la cour du Roi a? sa demande. La sottie disparait peu a? peu. La farce e?volue vers la come?die. Les pie?ces italiennes sont traduites et adapte?es par les auteurs franc?ais. Les premie?res troupes de come?diens franc?ais tentent de se constituer mais les difficulte?s financie?res et logistiques sont re?currentes (la troupe de Valleran Le Conte vers 1600). Jusqu’au XVIe?me sie?cle, les come?diens sont des amateurs. De?sormais, ils sont des professionnels et la socie?te? se me?fie de ces personnes « came?le?on » capables d’e?tre plusieurs personnes en jouant.

Les auteurs importants : The?odore de Be?ze, Etienne Jodelle, Jacques Gre?vin, Nicolas Filleul, Jean de la Taille, Robert Garnier, Antoine de Montchrestien, Alexandre Hardy, Odet de Turne?be, Pierre de Larivey…

Pour le the?a?tre franc?ais, le XVIIe?me sie?cle est de?fini par le classicisme.

Au de?but du sie?cle, les auteurs rejoignent les principes d’Aristote avec l’unite? d’action, l’unite? de dure?e et l’unite? de lieu. Le the?a?tre franc?ais s’organise et se structure sous Louis XIII et la surveillance de Richelieu. Selon le cardinal, le the?a?tre sert a? ve?hiculer une image prestigieuse du royaume. C’est la rede?couverte des auteurs antiques. En 1635 est inaugure? l’Acade?mie franc?aise : gardienne de la langue franc?aise.

Les ouvrages du XVIIe?me sie?cle formeront le classicisme et les chefs d’œuvre du the?a?tre franc?ais.

Parmi les auteurs de prestige, Pierre Corneille (1606-1684). Il connait le succe?s avec sa tragi-come?die « Le Cid ». On utilise me?me le terme de « trage?die corne?lienne » pour de?finir ce genre nouveau : les personnages se surpassent pour vivre leur destin et emportent ainsi avec eux les spectateurs exalte?s par cette que?te.

L’art dramatique co?toie un public populaire et nombreux gra?ce aux troupes ambulantes.

En 1638, Louis XIII meurt et Anne d’Autriche entame la Re?gence. Mazarin succe?de a? Richelieu. Le contexte politico- financier impose des restrictions budge?taires : les aides au the?a?tre sont supprime?es.

1660 : Louis XIV acce?de au tro?ne. 1661 : mort de Mazarin, Louis XIV a le pouvoir absolu. Ce sera le roi des Arts et des Lettres. C’est l’e?poque des salons ou? l’on discute des nouvelles pie?ces de the?a?tre.

On parle alors beaucoup de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molie?re. Avec la famille Be?jart il fonde l’Illustre The?a?tre en 1643. En 1664, il joue avec sa troupe « Le mariage force? » devant le roi Louis XIV. Le succe?s est total. « La troupe de Monsieur » devient « La troupe du roi » l’anne?e suivante. Molie?re cre?e le style de ses come?dies qui deviendront un genre a? part entie?re.

Jean-Baptiste Poquelin (1622-1673), dit Molie?re Jean-Baptiste Poquelin (1622-1673), dit Molie?re

 

Aux textes dro?les de Molie?re s’opposent les trage?dies rigides et auste?res de Racine. Ses personnages sont dignes bien que terrasse?s par leur destine?e.

Le Roi va cre?er des institutions pour ge?rer la politique culturelle et l’attribution des financements.

La Come?die-Franc?aise est cre?e?e en 1680, re?unissant l’Ho?tel de Bourgogne et le The?a?tre Gue?ne?gaud.

Auteurs du XVIIe?me sie?cle : Jean de Schelandre (1584-1635), The?ophile de Viau (1590-1626), Honorat de Bueil de Racan (1589-1670), Jean Mairet (1604-1686), Jean de Rotrou (1609-1650), Georges de Scude?ry (1601-1667), Tristan L’Hermitte (1601-1667), Paul Scarron (1610-1660), Pierre du Reyer (1605-1658), Claude de l’Estoile (1602-1652), Thomas Corneille (1625-1709), Philippe Quinault (1635-1688), Edme?e Boursault (1638-1701)…

Le XVIIIe?me, sie?cle des Lumie?res, voit l’apoge?e du the?a?tre. Les lieux de repre?sentation sont de plus en plus en nombreux, les auteurs et les re?cits sont innombrables. Mais la quantite? n’est pas toujours de qualite?.

Louis XIV donne aux responsables eccle?siastiques le contro?le des textes de?die?s au the?a?tre et se de?sinte?resse peu a? peu de cet art. Les auteurs de la cour sont e?troitement surveille?s, dans les grandes villes e?galement. Mais sur les chemins, aux abords des bourgs et villages, au cœur des Foires et des marche?s, les saltimbanques, les poe?tes et les conteurs jouent librement. Le the?a?tre forain annonce les vaudevilles du sie?cle suivant.

Le the?a?tre de socie?te?, ou the?a?tre de salon, prend place dans les demeures prive?es sur invitation des personnalite?s (cha?teaux, ho?tels particuliers, maisons bourgeoises). Les organisateurs de ces rencontres pre?sentent a? un public choisi les textes censure?s. La Come?die Franc?aise veut les lauriers du genre comique. Mais le the?a?tre de Foire lui fait beaucoup d’ombre. En 1719, le pouvoir royal interdit le jeu the?a?tral dans l’ensemble des Foires et des marche?s. Cette volonte? fait suite au renvoi des compagnies italiennes en 1697. Mais quelques anne?es plus tard, sous la demande du public et l’impossibilite? de surveiller un the?a?tre itine?rant, le the?a?tre de Foire renouera avec le succe?s. Vers 1714, l’Acade?mie de musique autorise une troupe de the?a?tre a? chanter au cours de son spectacle. C’est la naissance de l’Ope?ra-Comique : alternance de chants et de dialogues comiques.

Au milieu du XVIIIe?me sie?cle, Paris est en travaux. Les the?a?tres, les lieux de jeux et de plaisir investissent les Grands boulevards. Le the?a?tre trouve son public dans toutes les couches de la socie?te? car les genres sont nombreux et les auteurs e?clectiques. On trouve e?galement des philosophes qui viennent placer le de?bat social et politique dans les the?a?tres, tel Voltaire et Diderot. Le premier privile?gie la trage?die, le second pre?fe?re le drame bourgeois.
Les come?dies de Molie?re sont toujours largement joue?es au de?but du XVIIIe?me sie?cle. Les he?ritiers de Monsieur Poquelin vont travailler les typologies sociales, de?velopper le ton ironique, se rapprocher parfois de la farce… Me?langer tous les genres comiques avec talent pour toucher le public populaire et faire rire les notables et les personnalite?s : come?dies de mœurs, come?dies de caracte?res, parades, proverbes, marivaudage… choisissent pour inspiration les faits de la vie quotidienne.

Louis XVI acce?de au tro?ne en 1774. La reine Marie-Antoinette aime le divertissement the?a?tral. Elle s’entourera de quelques auteurs. Le the?a?tre est de?barrasse? du contro?le de la censure eccle?siastique. Ainsi les sce?nes de carnaval grotesques et les come?dies burlesques politiques ne sont plus censure?es.
A partir de 1790, des fe?tes sont instaure?es et leur organisation est laisse?e aux dramaturges et aux artistes. Le pouvoir re?volutionnaire veut enseigner au public les valeurs de la citoyennete? et de la nation franc?aise.

Le the?a?tre se professionnalisme et les techniques de jeu s’e?tablissent (de?clamation, expression, gestuelle, mise en sce?ne…). Des e?coles voient le jour. Le Conservatoire de?die? a? l’art dramatique est ouvert en 1795.

Conservatoire national d’art dramatiqueConservatoire national d’art dramatique

 

Les auteurs du XVIIIe?me sie?cle : Charles Dufresny (1657-1724), Alain-Rene? Lesage (1668-1747), Prosper Jolyot de Cre?billon (1674-1762), Franc?ois-Joseph Lagrange-Chancel (1677-1758), Pierre-Claude Nivelle de la Chausse?e (1692- 1754), Jean-Franc?ois Marmontel (1723-1799), Pierre-Laurent de Belloy (1721-1775), Antoine Houdar de la Motte (1672-1731)Jean-Franc?ois Ducis (1733-1816), Pierre Caron de Beaumarchais (1732-1799), Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux (1688-1763), Louis-Se?bastien Mercier (1740-1814), Jean-Philippe d’Orneval ( ?-1766), Joseph Vade? (1720-1757), Alexis Piron (1689-1773), Charles-Simon Favart (1710-1792)…

Au XIXe?me sie?cle, l’activite? the?a?trale s’intensifie et les cre?ations sont ge?re?es comme des entreprises commerciales. En 1812, le De?cret de Moscou donne un cadre aux institutions. La Come?die Franc?aise est re?gie par un Comite? de Socie?taires. Mais le re?pertoire de l’e?tablissement ne re?pond plus aux de?sirs du public qui peu a? peu lui pre?fe?re les the?a?tres de boulevard et les lieux prive?s.

Au de?but du XIXe?me sie?cle, dans un climat de tensions sociales sous le Premier Empire, le classicisme retrouve un peu ses lettres de noblesse (Pierre-Antoine Lebrun, Alexandre Soumet…). Le me?lodrame se durcit avec des sce?nes souvent violentes (Loisel de Tre?ogate, Guilbert de Pixere?court, Louis Charles Caigniez, Jean-Baptiste Hapde?, Victor Henri Ducange…).

Le XIXe?me sie?cle en Europe, c’est le sie?cle du Romantisme : les artistes et les penseurs s’opposent a? la tradition classique et au rationalisme des Lumie?res ; ils libe?rent l’imagination, l’expression des e?tats d’a?me est de nouveau possible (la me?lancolie, la nostalgie, le de?sir de fuite, le voyage, le re?ve…), les the?mes de la nature et de l’amour ne sont plus bannis. Shakespeare introduit le combat sur sce?ne, alors que Victor Hugo (la Pre?face de Cromwell) et Alfred de Vigny (la Lettre a? Lord***) tentent de re?diger un cadre pour le drame romantique. Le baron Taylor jouera un ro?le important dans le de?veloppement des drames romantiques. Il aide les auteurs a? monter leurs pie?ces et recrutent de nouveaux talents. En re?action au pouvoir public qui censure encore de nombreux spectacles, Victor Hugo re?dige rapidement « Hernani ». Il sera soutenu dans son projet par le baron Taylor.

Sous le Second Empire (1852-1870), la situation politique est plus stable. La classe bourgeoise envahit de nouveau les salles de the?a?tre : pour se distraire, pour parader, pour conclure des affaires et pour montrer le quotidien avec de?rision. Parodie, come?die et vaudeville sauront les satisfaire. L’ope?rette sera la version musicale de ce nouveau genre (voir Offenbach).

Sous la IIIe?me Re?publique (1870-1900), la trage?die et les e?pope?es s’expriment avec le the?a?tre en vers et la composition en alexandrin. Le the?a?tre de mœurs devient le the?a?tre d’ide?es avec plus de liberte? dans le choix des the?mes.

La fin du XIXe?me sie?cle inaugure officiellement la profession de « metteur en sce?ne ». Son premier repre?sentant est Andre? Antoine (1858-1943). Il instaurera le The?a?tre-Libre et les premiers abonnements aux saisons the?a?trales. Avant de clo?turer le XIXe?me sie?cle, il faut e?voquer le the?a?tre symboliste et Paul Fort (1872-1960) et Lugne?-Poe (1869-1940). Ils mettent en sce?ne essentiellement des poe?mes et des psalmodies, dans un de?cor anecdotique souvent onirique. Le but est d’ouvrir la voie poe?tique au public. Le succe?s sera mitige? et de courte dure?e.

Les auteurs : Alexandre Dumas (1802-1870), Ge?rard de Nerval (1808-1855), Alfred de Musset (1810-1857), Auguste Anicet-Bourgeois (1806-1870), Euge?ne Labiche (1815-1888), Emile Augier (1820-1889), Euge?ne Scribe (1791-1861), Victorien sardou (1831-1908), Georges Feydeau (1862-1921), Alexandre Dumas fils (1824-1895), Edmond Rostand (1868-1918), Henri Becque (1837-1889)…

Le the?a?tre du XXe?me est marque? par le « the?a?tre pour le peuple ». L’instruction primaire est rendue obligatoire depuis 1882. Des universite?s populaires sont organise?es et elles comptent souvent une troupe de the?a?tre. Il faut citer dans ce mouvement populaire : le The?a?tre du Peuple fonde? par Maurice Pottecher (1867-1960), le The?a?tre civique fonde? par Louis Lumet (1872-1923), le The?atre de la Coope?ration des Ide?es installe?e au Faubourg Saint Antoine, le The?a?tre populaire de Belleville, le The?a?tre National Populaire avec Firmin Ge?mier et des acteurs amateurs mis en sce?ne dans les the?a?tres de quartier…

The?a?tre populaire de Belleville, rue LesageThe?a?tre populaire de Belleville, rue Lesage

 

Jacques Copeau (1879-1949) commence par e?tre critique de the?a?tre avant de se lancer dans a mise en sce?ne. Il fait partie des e?crivains qui cre?eront la Nouvelle Revue Franc?aise (NRF). Il met en sce?ne en 1911 « Les fre?res Karamazov » de Dostoi?evski. En 1913, il publie un texte manifeste : « Essai de re?novation dramatique : le The?a?tre du Vieux Colombier ». Il auditionne des acteurs, parmi eux Louis Jouvet. Il monte la pie?ce « Une femme tue?e avec douceur » de Thomas Haywood. Le de?cor est sobre et le jeu des acteurs simple et rigoureux. Le public est conquis. Copeau rejoint New York en 1916. Il rencontre Otto Khan qui lui propose de diriger le The?a?tre Franc?ais de New York. Pendant la Belle Epoque, le genre comique est le plus appre?cie?. Les vaudevilles, les intrigues amoureuses le?ge?res, les satires de la socie?te?, les come?dies de boulevard… comblent le spectateur. Parmi les auteurs ce?le?bres : Georges Courteline (1858-1929), Tristan Bernard (1866-1947), Robert de Flers (1872-1927), Sacha Guitry (1885-1957), Henri Bernstein (1876-1953)…

Entre les deux guerres, quatre artistes formant le Cartel : Charles Dullin (1885-1949), Louis Jouvet (1887-1951), Gaston Baty (1885-1952) et Georges Pitoe?ff (1887-1939). Ensemble ils veulent fide?liser le public et lui proposer des the?mes de l’e?poque. Chacun dirige un the?a?tre et une programmation diffe?rente en vue de ge?ne?rer un dynamisme et un e?change entre les salles.

D’autres auteurs de cette pe?riode : Jules Romains (1885-1972), Jean Giraudoux (1882-1944), Armand Salacrou (1899- 1989), Jean Anouilh (1910-1987), Jean Cocteau (1889-1963), Marcel Achard (1889-1974), Alfred Jarry (1873-1907), Louis Aragon (1897-1982), Roger Vitrac (1889-1952), Antonin Artaud (1896-1948)…

Au niveau de l’Etat et des subventions, le ministre Jean Zay (1904-1944) sous Le?on Blum va ouvrir les aides a? l’ensemble de la cre?ation the?a?trale et de?velopper les productions en province. Les compagnies se forment et certaines ont marque? l’histoire du the?a?tre : la Compagnie des Quinze, la Compagnie des Come?diens-Routiers, la Compagnie du Rideau Gris, la Compagnie de la Roulotte, la Compagnie des Quatre Saisons.

Jean-Paul Sartre (1905-1980), Albert Camus (1913-1960), Henry de Montherlant (1825-1972)… cre?ent le the?a?tre « me?taphysique » pendant la pe?riode de l’Occupation. Leurs textes traitent des pre?occupations de la socie?te? franc?aise : les situations sont simples mais obligent les personnages a? choisir en leur a?me et conscience. De me?me le spectateur doit prendre position et agir dans sa vie.

Apre?s la seconde guerre mondiale, l’Etat s’investit et cre?e les Centres dramatiques. Le fonctionnement est de?le?gue? aux municipalite?s et donc les re?ussites sont mitige?es.

En 1947, Jean Vilar (1912-1971) inaugure la « Semaine de l’Art » en Avignon. En 1949, la manifestation devient le Festival d’Avignon. Le the?a?tre s’invite dans les e?coles, les bars, les restaurants, les places et les terrasses. Les anne?es 1950 connaissent l’e?mancipation des petits the?a?tres. Chaque compagnie e?volue selon ses ide?es. Il n’y plus de pre?ceptes communs. Les sce?nes de the?a?tre se transforment en laboratoires d’expression. Les initiateurs seront Euge?ne Ionesco (1909-1994), Arthur Adamov (1908-1970), Samuel Beckett (1906-1989), Henri Pichette (1924-2000), Jean Tardieu (1903-1995), Rene? de Obaldia (ne? en 1918), Jean Genet (1910-1986)…

En juillet 1959, Andre? Malraux est nomme? Ministre d’Etat charge? des Affaires culturelles. Dans sa mission the?a?trale, il multipliera les Maisons de la Culture afin de favoriser la jeune cre?ation et renforcera les aides aux the?a?tres subventionne?s avec l’espoir de conserver une qualite? de production.

Les mouvements de Mai 68 ne modifieront pas la vie des come?diens et des the?a?tres. La Cartoucherie de Vincennes dans les anne?es 1970 accueille des collectifs de compagnies. Chacune ge?re ses spectacles mais participe a? la vie et a? l’entretien du lieu. Se co?toieront le The?a?tre du Soleil, de la Tempe?te, de l’Epe?e de Bois, du Chaudron et de l’Aquarium.

Macbeth – The?a?tre du Soleil – 2014Macbeth – The?a?tre du Soleil – 2014

 

Sous Franc?ois Mitterrand, la culture pour tous est un objectif prioritaire. Jack Lang, ministre de la Culture, sera le chef d’orchestre de ces nouvelles directives.

Il encourage la cre?ation et l’invention mais ne se pre?occupe pas des formations des professionnels du the?a?tre.

Le de?but du XXIe?me sie?cle n’a pas ve?cu de nouveaute?s notables.

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