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Histoire de l’opéra, des grands compositeurs et des oeuvres marquantes de l’histoire

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Qu’il s’agisse d’ope?ra seria, d’ope?ra-comique, d’ope?ra bouffe, d’intermezzo, de singspiel, d’ope?ra de chambre, d’ope?rette, d’ope?ra-ballade, de drame, de come?die musicale…, notre syste?me de recherche multilingue vous permettra non seulement de parfaire votre information mais aussi, de trouver la re?ponse pre?cise a? votre reque?te. Mise en sce?ne, lecture, casting, maquillage, coiffure, costume, de?cor, lumie?res, son, production, e?criture, lieux de spectacles, ope?ras, salles, cours, e?coles… Tout cela fait le monde de l’ope?ra.

Autant de domaines ou? se croisent amateurs, professionnels et public.

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L’ope?ra consiste en une pie?ce de the?a?tre chante?e par des acteurs accompagne?s d’un orchestre.

Le librettiste re?dige le livret qui servira de support a? l’œuvre musicale. Le sujet peut e?tre mythologique, l’adaptation d’une pie?ce de the?a?tre ou encore d’un fait divers. Le compositeur met le texte en musique. Le directeur musical organise la tourne?e de la cre?ation a? travers les divers lieux de repre?sentation. Metteurs en sce?ne et de?corateurs donnent vie aux personnages et aux lieux de l’histoire. Une multitude de termes techniques de?finissent les nuances d’interpre?tation : cantabile, da capo, marche, crescendo, cantile?ne, strette… Et tout autant pour les types vocaux : soprano, mezzo-soprano, contralto, te?nor, baryton, basse…

A la fin de la Renaissance, l’Italie inaugure un nouveau genre musical dramatique qui pre?conise la re?union des arts (poe?sie, musique et danse). Cette musique est lie?e aux situations et aux sentiments, elle s’accompagne d’un texte fonde? sur le dialogue et chante? dans un style nouveau : le re?citatif. La de?clamation est chante?e en respectant les inflexions du langage parle?. Entre 1576 et 1582, des poe?tes et des musiciens se re?unissent chez le comte Bardi a? Florence. Ils forment la Camerata fiorentina et cherchent ensembles, selon leurs interrogations sur les musiques de la Gre?ce antique, une forme de chant re?tablissant les anciennes valeurs du drame lyrique. En 1598, Jacopo Peri (1561-1633) adopte le « dramma per musica » (drame en musique) avec Dafne, une pastorale entie?rement chante?e. Euridice en 1600 sera le premier ouvrage dramatique entie?rement en musique avec re?citatifs. Et les spe?cialistes s’accordent pour dire qu’il s’agit du premier ope?ra connu.

A la me?me e?poque, le poe?te O. Rinuccini transforme le sujet du drame pastoral en ve?ritable livret d’ope?ra. Claudio Monteverdi cre?e un premier type d’ope?ra avec Orfeo en 1607 et Ariana en 1608. Monteverdi veut rivaliser avec la Camerata fiorentina. Il compose une musique aboutie qui deviendra la re?fe?rence de toute production lyrique. Re?citatifs, arias (petites pie?ces vocales me?lodiques souvent exe?cute?es par des solos) et chœurs a? plusieurs voix se succe?dent et se re?pondent. Ce sera durant deux sie?cles une dramaturgie reposant sur la voix asexue?e du castrat et une orchestration remarquable par le nombre d’instruments et la varie?te? des timbres.

Bernardo STROZZI – Portrait de Claudio Monteverdi vers 1630 Bernardo STROZZI – Portrait de Claudio Monteverdi vers 1630

 

L’ope?ra baroque italien atteint son apoge?e avec Cavalli et A. Scarlatti et servira de mode?le en Europe.

A Naples au de?but du XVIIIe?me sie?cle, l’intermezzo et l’ope?ra bouffe (opera buffa) se de?veloppent. L’intermezzo divertit le spectateur pendant les changements de de?cor. Il met en sce?ne trois personnages au plus. Ces derniers e?voluent devant un rideau baisse? et s’expriment souvent en dialecte local. Ils alternent re?citatif et aria, plus tard s’ajouteront des duos, des trios et des finales e?labore?s. L’ope?ra bouffe naitra de la re?union des deux intermezzi d’un me?me spectacle. Il s’inspire d’abord de la Commedia dell’arte et de la come?die du XVIIe?me sie?cle. Les moyens sont modestes et les sujets sont inspire?s de la bourgeoisie et du peuple. Il traite de la vie quotidienne avec une forme dramatique claire et une musique simple et me?lodieuse. La Serva padrona compose? en 1733 par Giovanni Battista Pergole?se (1710-1736) est pre?sente?e en 1752 a? Paris. Elle de?clenche la querelle des Bouffons et sera le premier intermezzo a? devenir un ope?ra bouffe.
Au de?but du XIXe?me sie?cle, Gioacchino Rossini (1792-1868) compose avec mouvement et humour, le chant est gai, l’orchestre a un ro?le de vecteur d’e?motion. Vincenzo Bellini (1801-1835) compose une œuvre essentiellement consacre?e a? la voix et confie au chant l’essentiel du message affectif. L’orchestre est discret. Rossini connait l’ensemble des possibilite?s de la voix et de ses qualite?s techniques. Il est conside?re? comme le plus grand me?lodiste a? avoir servi le bel canto au XIXe?me sie?cle.

Gioacchino Rossini (1792-1868) Gioacchino Rossini (1792-1868)

 

Gaetano Donizetti (1797-1848), adeptes du bel canto, tient compte lui aussi des exigences des chanteurs et de leurs capacite?s, leur permettant d’acce?der au sommet de leur art. L’orchestre soutient le chant avec une technique rigoureuse, toujours mise au service de l’expression.

La fin du mouvement romantique voit la conse?cration de Giuseppe Verdi (1813-1901) sur les sce?nes europe?ennes. L’ope?ra prend une ampleur et un souffle dramatique. Verdi abolit les frontie?res entre les divers moyens d’expression, il maitrise la voix et l’orchestre. Il lance une nouvelle conception de l’art lyrique.

D’une veine plus re?aliste, Puccini, issu de l’e?cole ve?riste, s’appuie sur la vigueur des re?citatifs et a? la richesse de l’orchestration.

Pendant que certains musiciens font triompher l’ope?ra italien a? Paris, de 1780 a? 1810, l’Italie assiste a? une pe?riode pauvre en cre?ation. Giovanni Paisiello (1740-1816) finira sa vie dans l’oubli et la pauvrete?. Domenico Cimarosa (1749-1801) ne connaitra qu’un succe?s, Mariage secret en 1792, alors qu’il composa pre?s de quatre-vingt ope?ras. La production de Nicola Antonio Zingarelli (1752-1837) est juge?e de?mode?e. Beaucoup de compositeurs italiens choisissent alors une carrie?re internationale. Et les ope?ras s’influencent. Le cadre rigide de l’ope?ra seria s’e?largit, mettant plus de souplesse entre les diffe?rents styles de chants et les passages de l’orchestre.

En France, l’ope?ra est ne? de la conjonction de plusieurs arts : le ballet de cour, la come?die-ballet, la trage?die de?clame?e et l’influence de l’ope?ra italien importe? par Mazarin.

Apre?s des essais de Cambert et Perrin dans le genre de la pastorale et la fondation de l’Acade?mie royale de musique et de danse en 1669, Jean-Baptiste Lully (1632-1687) prend en main la destine?e de l’ope?ra en fixant le mode?le de la trage?die lyrique avec « Alceste », « Isis », « Armide »…

Le sche?ma de Lully propose une ouverture « a? la franc?aise », un prologue, cinq actes alternant re?cits, airs, solistes, chœurs, symphonies et danses. Ses suiveurs seront Collasse, Campra, Destouches, Rameau. Campra et Rameau insisteront sur les passages danse?s et de?velopperont le genre des ope?ras-ballets.

Jean-Baptiste Lully (1632-1687)Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

 

L’ensemble de ce mouvement cre?atif aboutit a? l’ope?ra de type international e?tabli par Christoph Willibald Gluck (1714-1787), autrichien d’origine italienne installe? a? Paris. Forme? a? la technique de l’ope?ra seria, il de?nonce la vanite? des chanteurs et le laisser aller des musiciens (« Manifeste d’Alceste » en 1767). Il de?pouille la de?clamation pour la rendre plus naturelle, la me?lodie est plus simple, une importance plus grande est accorde?e aux chœurs, aux danses et a? l’orchestre. L’ouverture prend tout son sens ; elle annonce l’action et le sujet qui va e?tre de?veloppe?. L’ope?ra acquiert une purete?, une vigueur, un poids qui vont marquer la destine?e de tout le genre sur la sce?ne internationale. Paralle?lement a? ces partitions destine?es aux fe?tes de la Cour, s’impose un genre plus familier, empreint de sensiblerie, issu du the?a?tre de Foire, utilisant le parle? et le chante? et qui aboutira a? l’ope?ra comique. Les compositeurs de ce nouveau genre sont J.J. Rousseau, F.A.D. Philidor, Monsigny, Duni et Gre?try, Gossec et Me?hul, Martini-Schwarzendorf.

Sous la Re?volution et le Directoire, l’Ope?ra de Paris fait l’apologie du pouvoir en place avec L’offrande a? la liberte? de Gossec, Le triomphe de la Re?publique… L’Ope?ra comique choisit l’ope?ra des brigands avec Guillaume Tell de Gre?try, Fra Diavolo de Daniel Franc?ois Esprit Auber.

La Symphonie fantastique d’Hector Berlioz (1803-1869) en 1830 marque une e?tape importante dans l’histoire de la musique franc?aise car elle marque son entre?e dans l’art romantique. Les compositeurs de?laissent les sujets mythologiques au profit d’intrigues et de situations he?roi?ques emprunte?es aux me?lodrames de Me?lesville, de Germain Delavigne ou d’Euge?ne Scribe ainsi qu’aux drames de Victor Hugo.

Hector Berlioz (1803-1869) Hector Berlioz (1803-1869)

 

Au XIXe?me sie?cle, deux notions tre?s proches dans leur sens e?voluent : le re?alisme et le ve?risme. Le ve?risme trouve ses sources en Italie. Le re?alisme est conduit par les compositeurs franc?ais. Wagner influence conside?rablement ses contemporains. Charles Gounod (1818-1893) renouvelle l’ope?ra avec son Faust en 1859. Jules Massenet (1842-1912)

s’inspire des de?clamations des œuvres de Debussy pour composer Manon en 1884, Werther en 1892 ou Don Quichotte en 1910.
Charles Bizet (1838-1875) re?volutionne les codes de l’art lyrique avec Carmen en 1875. La popularite? de cet ope?ra tient a? la modernite? de son e?criture, a? ses timbres orchestraux et au meurtre de l’he?roi?ne sur sce?ne, une premie?re pour l’ope?ra-comique.

Les compositeurs ve?ristes et re?alistes offrent aux femmes des premiers ro?les. Leur personnage agit sur l’action, assume le pouvoir sur les hommes et mai?trise leur destin.

Peu a? peu un genre nouveau apparai?t, l’ope?rette, porte? par une dynastie de musiciens et de compositeurs : la dynastie des Strauss. L’ope?ra comique est devenu trop sentimental. Les œuvres parodiques, parfois satiriques, de l’ope?rette trouve un public en que?te de le?ge?rete? et de gaite?. En France, Jacques Offenbach (1819-1880) domine la sce?ne musicale du Second Empire dont il caricature la politique et ses faiblesses. Sous la Troisie?me Re?publique, l’ope?rette perd son co?te? populaire et s’embourgeoise avec les œuvres de Charles Lecoq (1832-1918) et Andre? Messager (1853-1929)…

Au milieu du XIXe?me sie?cle, un regain nationaliste impre?gne les cre?ations. Gabriel Faure? remet a? l’honneur la musique de la Renaissance. Claude Debussy (1862-1918) re?volutionne le monde de la musique avec Pelle?as et Me?lisande en 1892. Une mise en sce?ne apparemment simple, une de?clamation souple et une partition instrumentale e?labore?e. Suggestion et allusion dominent, l’orchestre ne de?voile pas l’action, c’est le chant qui l’e?voque.
Depuis les anne?es 20, le naturalisme re?gne dans les ope?ras. Les compositeurs d’avant-garde pre?fe?rent le the?a?tre musical qui leur permet une fusion de la musique et du drame sans les conventions de l’ope?ra.

Le compositeur allemand Henrich Schu?tz (1585-1672) introduit l’ope?ra en Allemagne apre?s un se?jour de trois ans a? Venise a? l’e?cole de Giovanni Gabrieli. Il re?alise une synthe?se parfaite entre l’esthe?tique ve?nitienne et l’art rigoureux de la tradition germanique. Il met en musique Dafne d’Ottavio Rinuccini (1564-1621).

Entre 1618 et 1648, la guerre de Trente Ans signifie le morcellement de l’Allemagne en une multitude de monarchies. Chacune entretient ses compositeurs et ouvre des the?a?tres. Munich, Dresde et Vienne s’inspirent manifestement des ope?ras italiens. A la cour de Weissenfels, Johann Philip Krieger (1649-1725) tente de cre?er un art national pour lutter contre l’invasion de l’art italien. Hambourg, Hanovre, Brunswick, Leipzig ouvrent des the?a?tres ou? sont pre?sente?es les œuvres de Krieger et de Reinhardt Keiser (1674-1739). Mais la production est trop abondante, la qualite? des livrets n’est pas au rendez-vous, alors que les ope?ras e?trangers triomphent.

L’ope?ra allemand voit peu a? peu le jour avec le « Singspiel » : de petites come?dies musicales sur des textes allemands. Les compositeurs de ce courant sont Johann Adam Hiller (1728-1804), Johann Rudolf Zumsteeg (1760- 1802), Franz Schubert (1797-1828), Georg Benda (1722-1795).
Haendel (1732-1809) re?alise la synthe?se des styles europe?ens au XVIIIe?me sie?cle. Il exportera son ope?ra jusqu’a? la cour d’Angleterre de George Ier.

Thomas HARDY – Portrait de Joseph Haendel (1732-1809) Thomas HARDY – Portrait de Joseph Haendel (1732-1809)

 

A l’e?poque classique, les compositeurs allemands trouvent leur identite?. Jean-Chre?tien Bach (1735-1782) part pour Londres apre?s des e?tudes en Italie et devient en 1762 le compositeur attitre? du King’s Theater. Il donne une

importance nouvelle a? l’orchestre avec une facilite? apparente qui caracte?rise toute son œuvre. Il rencontre Mozart a? Londres en 1764. Il introduit la clarinette dans l’orchestration. Ce germaniste exercera sur la vie musicale anglaise une domination comparable a? celle d’Haendel.
Joseph Haydn va s’inte?resser aux fondamentaux, l’ope?ra seria et l’ope?ra buffa. Respectueux de la tradition italienne, il prend e?galement en conside?ration les principes de Gluck. Mozart a fait de l’ombre a? Haydn. Mais il faut retenir le contenu e?motionnel de la musique de Haydn.

Wolfang Amadeus Mozart (1756-1791), le ge?nie qui compose a? 12 ans Bastien et Bastienne. Son œuvre respecte avec une mai?trise remarquable les principes du Singspiel. Mais il s’essaiera a? tous les genres : ope?ra seria (Mithridate), se?rieux et bouffes (La Finta Giardiniera), exotisme avec l’introduction des timbales, petites flu?tes et cymbales (L’enle?vement au Se?rail). Mozart re?ussit par sa musique a? donner une unite? a? l’ensemble.

Barbara KRAFT – Portrait de Wolfang Amadeus Mozart (1756-1791) Barbara KRAFT – Portrait de Wolfang Amadeus Mozart (1756-1791)

 

A l’e?poque romantique, les œuvres de Weber et Beethoven mettent en place un ope?ra spe?cifiquement germanique. Carl Maria von Weber (1786-1876), parent de Mozart, influencera Berlioz et Wagner par ses trouvailles orchestrales et ses the?ories. La couleur orchestrale s’applique a? une ide?e ou a? un sentiment plus qu’a? un personnage. Tout comme Weber, Wagner cherchera des sujets purement allemands et l’essence d’un folklore spirituel.

Ludwig van Beethoven (1770-1827) manifeste son originalite? dans les grands airs et le chœur final de l’œuvre. L’orchestre devient inde?pendant des voix et tient dans le drame un ro?le nouveau.

Le mouvement romantique serait ne? en Allemagne vers 1776, quand Friedrich Klinger (1752-1831) engage une lutte contre le rationalisme. Le romantisme dans l’ope?ra a deux exigences : retrouver une identite? nationale dans une Europe instable et manifester des sentiments et des e?tats d’a?me individuels. Se de?veloppent alors la lutte du he?ros, l’amour de?sespe?re?, les pouvoirs des superstitions et de la religion sur l’homme, les femmes et la dualite? de leurs caracte?res. La pe?riode romantique en Allemagne est marque?e par Richard Wagner (1813-1883). Ses œuvres se caracte?risent par une ligne me?lodique continue, un ensemble homoge?ne de re?citatifs et d’arias, la reprise du proce?de? de Monteverdi consistant a? introduire des re?pe?titions, le renforcement de cuivres et de nouveaux instruments (saxophone, cor, clarinette), des livrets inspire?s des le?gendes allemandes et scandinaves et un message philosophique proche de Nietzsche. Wagner sera le pre?curseur de l’atonalite?.

Entre le XIXe?me et le XXe?me sie?cle, le terme impressionnisme en ope?ra de?signe une musique vague, intangible et fugitive.

Arnold Schoenberg (1874-1951) fonde l’Ecole de Vienne. Il refuse le fonctionnement par se?quences de l’ope?ra wagne?rien. Ses recherches le conduisent a? l’atonalite? : principe d’e?criture musicale qui laisse inde?termine?e la tonalite? de l’œuvre. Par la modulation d’intensite? on peut obtenir l’illusion de la parole. Schoenberg cre?e aussi le dode?caphonisme en 1923 : une gamme chromatique de douze sons d’une e?gale valeur harmonique.

A la fin du XXe?me sie?cle, l’ope?ra se diversifie et fait e?clater ses structures : le the?a?tre musical, la vide?o dans les de?cors et le cine?ma qui produit des films sur l’ope?ra.

En Angleterre, sous le re?gne d’Elisabeth Ie?re, le the?a?tre laisse une grande place a? la musique et au chant avec la production de masques. Le masque n’est pas un ope?ra mais il en posse?de les pre?ceptes. Ils sont compose?s en hommage au roi ou a? un grand personnage qui est toujours au centre du divertissement. Apre?s un voyage en Italie,

Inigo Jones (1573-1652) introduit le premier de?cor mobile en 1605. Architecte de formation, il devient le principal de?corateur de maques en collaboration avec le poe?te et dramaturge Ben Jonson (1572-1637).

Le terme « ope?ra » apparai?t en Angleterre avec Matthew Locke (1621-1677) et la cre?ation du Sie?ge de Rhodes en 1656. Ce drame he?roi?que est en vers re?cite?s agre?mente?s de quelques arias.

Henry Purcell (1659-1695) est nomme? titulaire des orgues de Westminster a? l’a?ge de 20 ans. Tout comme Mozart, Purcell est un musicien complet qui aborde tous les genres musicaux. Il compose Didon et Ene?e en 1689 : il conserve la technique du masque en inte?grant peu a? peu les productions musicales italiennes, cette œuvre est entie?rement chante?e. King Arthur en 1691 est une œuvre patriotique riche en chœurs, en danses et en airs, base?e sur une grande connaissance du the?a?tre. Purcell se distingue comme un des ge?nies de l’ope?ra anglais. Il met en œuvre de grands moyens sce?niques, son inspiration est sensible et son utilisation de la langue anglaise est subtile.

Henry Purcell (1659-1695)Henry Purcell (1659-1695)

 

A sa mort, les troupes italiennes investissent l’Angleterre. Elles sont rapidement soutenues par Haendel (A. Scarlatti, G.B. Bononcini…). En re?action a? cette mode, John Rich, directeur du Covent Garden, donne l’Ope?ra des gueux en 1728, pie?ce satirique de John Gay.

Il faut attendre le XXe?me sie?cle pour retrouver une e?cole anglaise dans l’ope?ra. William Walton (1902-1983), Michael Tippett (1905-1998), Lennox Bekerley (1903-1989) et surtout Benjamin Britten (1913-1976) apportent le renouveau ne?cessaire. Les auteurs anglais modifient l’ope?ra de leur pays par son sens du drame et de l’action sur sce?ne. Les œuvres marquantes sont Peter Grimes en 1945, Le viol de Lucre?ce en 1946, Albert Herring en 1947, Faisons un ope?ra en 1949, Gloriana en 1953, Le tour d’e?crou en 1954…

Jusqu’au XIXe?me sie?cle, la musique russe se nourrit des chants du peuple et de l’e?glise. La musique populaire de?veloppe les le?gendes au Moyen Age. Dans les e?glises, les chants sont sans accompagnement, les instruments sont bannis des lieux saints. En 1636, le de?cret du patriarche de Moscou met un frein a? la cre?ation musicale en interdisant la musique chez soi. Les instruments sont confisque?s et de?truits. A partir de Pierre le Grand, les tsars prennent l’habitude d’inviter des artistes et des compositeurs d’ope?ras italiens, franc?ais et allemands, ainsi que des troupes de the?a?tre spe?cialise?es dans la production de textes e?trangers. La bonne socie?te? russe est friande des auteurs europe?ens.

Au XIXe?me sie?cle, Michae?l Glinka (1804-1857) cre?e le premier ope?ra russe en 1836 a? Saint Pe?tersbourg, Une vie pour le tsar. Il pose les bases d’une musique nationale par le choix de ses sujets, de la langue et de la matie?re rythmique et harmonique. Glinka sera nomme? mai?tre de la Chapelle impe?riale. Il fonde une e?cole dont de?pendra tout le de?veloppement de la musique russe : « Par les liens le?gitimes du mariage, je voudrais unir le chant populaire russe et la bonne vieille fugue d’Occident ». A la me?me e?poque, la litte?rature russe vit aussi ses grands succe?s avec Alexandre Pouchkine, Ivan Tourgueniev et Le?on Tolstoi?.

Alexandre Dargomyjski (1813-1869) continue le travail de Glinka et me?ne l’ope?ra russe a? son apoge?e. De?s 1856, il organise re?gulie?rement des soire?es musicales. Mili Balakirev (1837-1910), Ce?sar Cui (1835-1918) et Modeste Moussorgsky (1839-1881) s’y rencontrent et e?changent. Quelques anne?es plus tard, Nicolai? Rimski-Korsakov (1844-

1908) et Alexandre Borodine (1833-1887) les rejoignent. Ensembles ils fondent le Groupe des Cinq. Balakirev bien qu’autodidacte est le chef inconteste? du groupe. Cui est le porte-parole, il me?le passion et frivolite? dans ses ope?ras. Rimski-Korsakov est le seul a? avoir e?tudie? la the?orie musicale, il est le savant du groupe. Borodine compose quelques musiques de chambre, trois symphonies et un poe?me symphonique, mais il n’e?crira qu’un ope?ra, Le Prince Igor, inacheve? et termine? par Rimski-Korsakov. Moussorgsky refuse d’apprendre l’harmonie, il veut se constituer un langage musical personnel capable de traduire des pense?es profondes.

Piotr Ilitch Tchai?kovski (1840-1893) devient musicien au Conservatoire impe?rial de Saint Pe?tersbourg. Il sera professeur d’harmonie au Conservatoire de Moscou. Il admire Schumann et Mozart, l’ensemble des classiques mais re?fute Moussorgsky et son Club. L’œuvre de Tchai?kovski est parfois juge?e trop acade?mique. Il compose sur des livrets de Pouchkine et fait e?clater un romantisme slave rappelant le de?but XIXe?me sie?cle.

A partir de 1917, l’effort de de?mocratisation de la culture musicale est important. Chaque ville et village a son e?cole de musique, un palais de la culture ou des clubs. On e?change, discute, apprend, cre?e… Tout le peuple peut acce?der aux salles de concert et aux chorales. Le compositeur doit glorifier la grandeur de la patrie, exalter la beaute? et l’effort du travail, chanter la joie du peuple et l’avenir du socialisme. La musique officielle en URSS s’accompagne de nombreuses servitudes. Des comite?s sont nomme?s pour surveiller la bonne moralite? des compositions. Igor Stravinski (1882-1971) marque le sie?cle par son style et la diversite? de ses œuvres. Ses personnages ont une dimension tragique, comme immobilise?s dans leur destin, et l’orchestration rappelle la musique de chambre.

Igor Stravinski (1882-1971) vers 1930Igor Stravinski (1882-1971) vers 1930

 

Serge Prokofiev (1891-1953) met en sce?ne les tragiques, les comiques, les lyriques, les e?cervele?s, les ridicules… pour donner a? l’action son sens psychologique.

Dimitri Chostakovitch (1906-1975) compose une œuvre dro?le et satirique, avec une certaine volonte? de recherche de la caricature.

Depuis les anne?es 20, le naturalisme re?gne dans les ope?ras ; mais les compositeurs d’avant-garde pre?fe?rent le the?a?tre musical qui permet une fusion de la musique et du drame de?barrasse? des conventions de l’ope?ra. Ainsi les e?volutions sont multiples : Harrisson Birtwistle (Angleterre) exploite des structures se?rielles complexes et des sonorite?s stridentes, Konrad Bohemer (Allemagne) travaille la musique e?lectronique, Claude Prey et Adrienne Coste (France) abordent des the?mes philosophiques… Voir aussi les œuvres de Geores Aperghis, Rene? Koering, Charles Chaynes, Marcel Landowski, Olivier Messiaen… pour l’essor quelles donne?rent a? l’histoire de l’ope?ra.

 

Les plus grandes pie?ces qui marquent l’histoire de l’ope?ra :

  • Claudio Monteverdi – La Favola d’Orfeo
  • Henry Purcell – Le Roi Arthur
  • Jean-Philippe Rameau – Les Indes galantes
  • Wolfang Amadeus Mozart – Don Giovanni
  • Gioacchino Rossini – Le Barbier de Se?ville
  • Giuseppe Verdi – La Traviata
  • Charles Gounod – Faust
  • Georges Bizet – Carmen
  • Richard Wagner – Parsifal
  • Modeste Moussorgsky – Boris Godounov
  • Richard Strauss – Le Chevalier a? la rose Giacomo
  • Puccini – Tosca
  • Claude Debussy – Pelle?as et Me?lisande
  • Alban Berg – Lulu
  • Benjamin Britten – Peter Grimes
  • George Gershwin – Porgy and Bess
Peter Grimes – Opera Nice Co?te d’Azur - 2015 Peter Grimes – Opera Nice Co?te d’Azur – 2015

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