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Les grandes tendances de la littérature et les écrivains au fil des âges

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Sans vouloir nuire a? sa renomme?e, et le paraphrasant tre?s modestement, nous vous proposons, a? l’aide de notre site Dowzr, de partir a? la recherche ou de vous mettre en que?te de tout ce que le ge?nie humain, depuis l’Antiquite? jusqu’a? nos jours, a pu cre?er en matie?re de litte?rature.

Qu’il s’agisse de re?cits moyena?geux, d’e?pope?es, de poe?mes, de biographies d’hommes ce?le?bres, de romans contemporains, d’essais, ou encore d’œuvres de science-fiction et me?me de litte?rature e?rotique, notre syste?me de recherche multilingue vous permettra non seulement de parfaire votre information mais aussi, vous aidera a? de?nicher l’ouvrage de vos convoitises .

Incunables ou carnets de notes, manuscrits authentiques ou planches de bandes dessine?es, romans de la nouvelle vague ou monuments de la litte?rature classique sont autant de domaines qui peuvent inte?resser amateurs, collectionneurs ou simples lecteurs qui trouveront avec Dowzr les chemins menant au re?cit de leur de?sir.

Dowzr est e?galement un outil de toute premie?re efficacite? facilitant, au gre? de votre fantaisie ou de vos envie, la recherche des diverses manifestations ayant trait a? la litte?rature comprise au sens large : ventes aux enche?res, expositions, lectures publiques, salons, confe?rences, journe?es litte?raires, toute manifestation, ou? qu’elle se tienne, est renseigne?e et accessible de fac?on que rien ne puisse e?tre ignore? des amateurs de belles lettres ou? qu’ils se trouvent dans le monde.

Entourage de Artemisia Gentileschi – Alle?gorie de la Re?thorique – vers 1650Entourage de Artemisia Gentileschi – Alle?gorie de la Re?thorique – vers 1650

 

La litte?rature… Vaste domaine qui comprend l’ensemble des œuvres e?crites auxquelles on reconnait une qualite? esthe?tique de belles lettres. Autant de litte?ratures que de pays et d’e?poques. Comme toute pratique intellectuelle et artistique, la litte?rature a de?veloppe? des courants litte?raires.

Il faut e?galement ne pas ne?gliger l’histoire litte?raire qui consiste en l’e?tude de l’e?volution de la litte?rature a? travers les courants litte?raires ainsi que les relations entre la litte?rature et l’histoire. Cette discipline est introduite par la Re?volution franc?aise. Elle s’inte?resse d’abord aux lettres latines puis aux lettres franc?aises dans un second temps.

Et bien sur, ine?vitablement, les auteurs, les e?crivains, les dramaturges, les poe?tes, les conteurs… Les faiseurs d’histoires, les messagers des muses, les paroliers de l’imagination… en un mot les hommes de lettres.

Une œuvre litte?raire n’est soumise a? aucune contrainte. Elle se compose d’un re?cit fictif, parfois base? sur des faits re?els ou biographiques, et de re?fe?rences ide?ologiques transmises au lecteur.

Le passage de l’oral a? l’e?crit, du sacre? au profane, nous rappelle que le livre est inse?parable de la tradition religieuse : l’Ancien Testament et le Coran par exemple ont des auteurs multiples mais un sujet commun, le Dieu cre?ateur.

La litte?rature c’est aussi le bien-dire ; les auteurs manient le langage oral et ses secrets d’expression pour nous les retranscrire a? l’e?crit. Cependant, il faut attendre l’e?poque alexandrine et la Renaissance pour que l’homme de lettres soit reconnu. La litte?rature e?crite et profane est une chose tardive. L’e?crivain, avec cette reconnaissance, modifie ses rapports avec le lecteur et expose son point de vue. L’e?crit rejette fatalement les illettre?s et les analphabe?tes et se pare d’une e?tiquette d’e?litiste.

Pour conserver les ouvrages, des bibliothe?ques et des archives sont ne?cessaires sous l’Antiquite?.

De?s les origines, ces lieux ont pour ro?le de conserver les textes et pour vocation de travailler sur les genres litte?raires.

A partir du IVe?me sie?cle avant Je?sus-Christ, en Gre?ce, sous les Pisistratides, sont re?unies les productions d’une litte?rature moderne au sein d’une bibliothe?que a? Athe?nes. Celle d’Alexandrie est cre?e?e au IIIe?me sie?cle avant Je?sus- Christ par les rois helle?nistiques. Ils espe?rent ainsi le?gitimer leur pouvoir en terre conquise. Ils re?alisent de vastes complexes culturels ouverts gratuitement au public. Athe?nes et Pergame comptaient sur leurs rayons des centaines de milliers d’ouvrages. Des bibliothe?ques plus modestes ont e?te? e?difie?es a? Antioche et Rhodes.

Dessins de la bibliothe?que d’Alexandrie d’apre?s les re?citsDessins de la bibliothe?que d’Alexandrie d’apre?s les re?cits

 

Commence alors a? se former un public averti. Des œuvres inde?pendantes apparaissent, des genres litte?raires se de?finissent dans le respect de la tradition.
La litte?rature est influence?e par les conditions sociales, e?conomiques, religieuses et politiques dans son contenu. Et inversement, la forme et le choix du genre ope?re?s par l’auteur influeront sur les lecteurs. L’œuvre litte?raire se distingue des autres productions artistiques par le fait que l’e?crivain de?crit en langage courant les me?canismes de la vie sociale, les diffe?rents types humains et leur fac?on de penser. La litte?rature transmet une vision de la re?alite? sociale.

Gustave Lanson, historien de la litte?rature et critique litte?raire, encouragera une lecture objective et historique des œuvres (Histoire de la litte?rature franc?aise en 1894, Manuel illustre? d’histoire de la litte?rature franc?aise en 1929 avec Paul Tuffrau). Il consacre de nombreuses e?tudes aux ouvrages de Lamartine, Corneille, Bossuet, Honore? de Balzac… Son axe pe?dagogique est de remettre les œuvres dans leur contexte historique en s’appuyant sur la biographie des auteurs.

Au milieu du XXe?me sie?cle, les fondements de la discipline sont conteste?s par le courant anglais New Criticism puis dans les anne?es 1960 en France avec la Nouvelle Critique (Roland Barthes, Jean-Pierre Richard, Serge Doubrovsky…). Les nouvelles orientations des critiques litte?raires et d’une partie des universitaires affirment que le temps des œuvres est inde?pendant du temps de l’histoire. Tous de?mentent le contexte socio-historique de Lanson.

Les principaux courants litte?raires sont classe?s, en litte?rature franc?aise, a? compter du XVIe?me sie?cle avec les auteurs de la Ple?iade. Suivent au XVIIe?me sie?cle le Baroque et le Classicisme. Les Lumie?res s’expriment des anne?es 1750 aux anne?es 1780. Au XIXe?me sie?cle, le Romantisme renie le Beau classique alors que le Parnasse s’attache a? l’art pour l’art, a? l’art pour l’esthe?tique et le Beau. Naitront dans le me?me sie?cle le Re?alisme, le Naturalisme et le Symbolisme. Au lendemain de la premie?re guerre mondiale, le Surre?alisme et l’Existentialisme re?veillent les plumes et de?poussie?rent les pense?es alors que les auteurs de l’Absurde exprime l’e?trangete? de l’homme. Et enfin, le Nouveau Roman au milieu du XXe?me sie?cle, en re?action contre le roman psychologique, produit des re?cits discontinus, des histoires sans intrique ou encore des expe?riences d’e?criture.

JPierre RonsardJPierre Ronsard
Joachim du BellayJoachim du Bellay

 

Pierre Ronsard, Joachim Du Bellay, Jean Dorat, Jacques Peletier du Mans, Pontus de Tyard, Re?my Belleau, Guillaume des Autels, Jean Bastier de la Pe?ruse, Jean-Antoine de Bai?f et Etienne Jodelle constituent le groupe de la Ple?iade : sept poe?tes franc?ais de la Renaissance refusant l’he?ritage litte?raire me?die?val mais en admiration pour les antiques et les poe?tes italiens tel Pe?trarque. Ils manient les sonnets, les e?le?gies, les e?pope?es, les e?pigrammes, les hymnes, les odes… et composent en franc?ais car ils souhaitent enrichir et moderniser la langue franc?aise. Leur style est recherche?, caracte?rise? par l’utilisation des figures et des me?taphores.

Les auteurs baroques s’opposent au caracte?re statique et rigoureux du classicisme. Peintres, sculpteurs et architectes du XVIIe?me sie?cle multiplient les irre?gularite?s, les asyme?tries, le mouvement, la me?tamorphose, une esthe?tique base?e sur l’imagination. Les e?crivains ne sont pas en reste avec leurs outils : ils de?finissent a? leur tour une esthe?tique poe?tique reposant sur les me?taphores, les antithe?ses, les images, les e?nigmes. Les plus illustres sont Mathurin Re?gnier, Malherbe, The?ophile de Viau et Saint-Amant. Ils composent des poe?mes, mais re?digent aussi des romans et des pie?ces de the?a?tre.

Les Classiques prennent donc comme re?fe?rence les canons de beaute? des chefs d’œuvre de l’antiquite? gre?co-latine. La mythologie et ses he?ros envahissent tous les sujets. Aujourd’hui, le terme « Classiques » s’e?tend aux ouvrages e?tudie?s dans les programmes scolaires a? titre d’exemple d’un courant litte?raire. Ce dernier de?finit aussi toute œuvre culturelle devenue une re?fe?rence. En France c’est le Grand Sie?cle, en Allemagne c’est le Classicisme de Weimar et en Angleterre ce sera l’e?poque de Dryden et de Pope. Les grands auteurs sont La Fontaine, Corneille, Racine, Molie?re, La Bruye?re, Boileau. Fables, poe?mes, romans et pie?ces de the?a?tre sont re?dige?s.

Le sie?cle des Lumie?res voit le triomphe de l’esprit philosophique et de la raison. A la fin du XVIIe?me sie?cle, la querelle des Anciens et des Modernes remet en cause l’ordre e?tabli. Pierre Bayle, disciple de Descartes, va appliquer l’esprit

critique a? tous les domaines. Il e?tudie les ide?es rec?ues. Fontanelle s’attache lui a? rendre public les progre?s des savants de son e?poque, vulgarisant ainsi les sciences qui jouent d’une grande influence sur l’e?volution des ide?es. Le progre?s suscite des possibles dans le champ des re?ves. La philosophie de ce temps est caracte?rise?e par sa confiance en la raison humaine, sa capacite? a? re?soudre les proble?mes et son optimisme envers le progre?s. Elle s’inte?resse donc avant tout aux questions politiques, sociales et religieuses. Voltaire, Montesquieu, Rousseau… et l’Encyclope?die sous la direction de Diderot (Dictionnaire raisonne? des sciences, des arts et des me?tiers). L’ouvrage a pour but de dresser un tableau des connaissances scientifiques et techniques. Elle compte a? l’origine dix-sept volumes, les derniers sont acheve?s en 1772. Diderot et ses collaborateurs veulent produire un ouvrage pour l’avenir de l’humanite? en qui ils ont foi. Le discours, le dictionnaire, le conte philosophique et la come?die en tant que mouvement de contestation (satires des mœurs, allusions a? l’actualite?… avec Beaumarchais) viennent comple?ter les genres litte?raires.

Page de l’Encyclope?die Diderot et D’Alembert – Planche Sellier CarrossierPage de l’Encyclope?die Diderot et D’Alembert – Planche Sellier Carrossier

 

Au XIXe?me sie?cle, le Romantisme sonne le glas du Beau Classique. Le sentiment religieux, l’infini, le de?sir d’e?vasion, le gou?t de l’exotisme, la me?lancolie, les passions sont traduits par un ton souvent lyrique et pathe?tique a? la premie?re personne, exprimant le mal de vivre, le sentiment amoureux ou le rapport a? la Nature. William Blake et Jean-Jacques Rousseau sont conside?re?s comme des pre?romantiques. Chateaubriand, Vigny, Musset, Mme de Stae?l, Victor Hugo, Stendhal… pour n’en citer que quelques uns parmi les plus ce?le?bres.

Le Parnasse vient en opposition au Romantisme. En 1866, l’e?diteur Lemerre publie des brochures intitule?es « Le Parnasse contemporain » avec un choix d’environ quarante poe?tes de son temps : Banville, Baudelaire, Gautier, Leconte de Lisle, Heredia, Coppe?e, Sully, Verlaine ; Prudhomme, Catulle Mende?s, Mallarme?… Tous pro?nent une poe?sie objective sans e?panchement excessif, une e?criture descriptive et pure, une expression harmonieuse.

« Le Poe?te devrait voir les choses humaines comme les verrait un dieu du haut de son Olympe ; les re?fle?chir sans inte?re?t dans ses vagues prunelles et leur donner, avec un de?tachement parfait, la vie supe?rieure de la forme. » Leconte de Lisle.

Le Re?alisme est en re?action lui aussi contre l’ide?alisme et le lyrisme du Romantisme. Mais son approche est une reproduction la plus fide?le possible de la re?alite? base?e sur une observation scrupuleuse des faits, a? la manie?re d’un scientifique qui e?tudie son sujet. Les intrigues sont souvent tire?es de faits divers, avec des descriptions de?taille?es et un ton documentaire. La litte?rature re?aliste cherche l’effet de re?el, de vrai.

Zola, Maupassant, Stendhal, Flaubert, Balzac, Champfleury… produisent essentiellement des romans.

Les e?crivains doivent fournir un travail de pre?paration a? l’e?criture : recherches, documentations, prises de notes, tenues de journaux… pour saisir des traits de caracte?re, des re?alite?s sociales, des faits e?conomiques, des ide?es politiques, des moments historiques. Ils de?crivent ainsi une action romanesque dans un temps historique de?fini de manie?re fide?le. Pour Flaubert, Zola et les Goncourt, la litte?rature doit tout aborder : de la prostitue?e a? la bourgeoise, du notaire a? l’ouvrier, du provincial au parisien.

En Italie, le Re?alisme trouve son pendant avec le Ve?risme et les ouvrages de Giovanni Verga.

Dostoi?evski, Tolstoi? et Gorki te?moignent dans leurs re?cits d’une attention particulie?re a? la situation sociale de la Russie.

En Angleterre, le courant est moins marque?. Cependant, Henry James, Thackeray et Thomas Hardy incluent des e?le?ments re?alistes dans leurs ouvrages.

Fedor Dostoi?evskiFedor Dostoi?evski
Henry JamesHenry James
Giovanni VergaGiovanni Verga

 

Les auteurs du Naturalisme sont sous l’influence des sciences, de la me?decine expe?rimentale et des pre?mices de la psychiatrie. Ils s’inte?ressent aux effets de l’he?re?dite?, aux de?ficiences psychiques et corporelles, aux conditions du monde du travail et aux changements du paysage urbain, conse?quence de la re?volution industrielle.

Le genre romanesque se de?veloppe en cycle : l’e?crivain choisit de suivre un groupe de personnages sur plusieurs ge?ne?rations, en de?crivant divers milieux sociaux, en choisissant un vocabulaire spe?cifique, un langage populaire ou ampoule?. Citons les Rougon-Macquart de Zola, la Come?die humaine de Balzac. Maupassant, Huysmans, Ce?ard, Hennique, Alexis, Paul Bourget participent au mouvement.

Zola fait nai?tre la figure de l’intellectuel engage? en publiant le 13 janvier 1898 l’article « J’accuse » ou? il soutient ouvertement Dreyfus.

Les opposants au courant litte?raire naturaliste sont les Symbolistes, un mouvement qui met en avant la valeur suggestive du langage. Le Symbolisme sugge?re mais ne nomme pas, il accorde une grande importance aux sensations, aux le?gendes, aux mondes paralle?les. Les poe?tes proposent le symbole comme moyen d’acce?der au mondecache?.Verlaine,Rimbaud,Mallarme?,Ge?rarddeNerval,CharlesBaudelaire,… composentenprose,envers libres, en symboles, en musicalite?.

En cette fin de XIXe?me sie?cle, les e?crivains ressentent un profond malaise.
Les symbolistes ne se retrouvent pas dans la poe?sie du Parnasse, le Naturalisme de Zola, le Re?alisme de Flaubert ou le Romantisme social de Victor Hugo. Ils revendiquent l’existence d’un autre monde masque? par le monde sensible et qu’ils doivent de?chiffrer. Huysmans, Villiers de l’Isle Adam, Charles Cros, Jules Laforgue, Re?my de Gourmont, Laurent Taillade, Gustave Kahn, Henri de Re?gnier, Viele?-Griffin, Verhaeren, Maurice Maeterlinck, Andre? Gide, Paul Claudel… Le symbolisme s’exprime a? travers la poe?sie, les romans, les pie?ces de the?a?tre, les essais.

Le Surre?alisme nai?t au lendemain de la premie?re guerre mondiale. Il est, selon Andre? Breton en 1924 un « automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par e?crit, soit se toute autre manie?re, le fonctionnement re?el de la pense?e ». Une « dicte?e de la pense?e (…) en l’absence de tout contro?le exerce? par la raison, en dehors de toute pre?occupation esthe?tique et morale ».

Les surre?alistes souhaitent libe?rer l’homme du rationalisme bourgeois occidental obsole?te et e?touffant. Andre? Breton fait de l’inconscient le nouveau mate?riau de l’artiste. Sommeil, e?tat de veille, hypnose, approche du fantastique, gou?t pour le bizarre et l’e?trange sont les nouvelles caracte?ristiques de nos auteurs en ce de?but de XXe?me sie?cle. Les e?crivains de ce courant litte?raire sont Paul Eluard, Louis Aragon, Antonin Artaud, Benjamin Pe?ret, Robert Desnos, Georges Limbour, Raymond Queneau, Michel Leiris, Joseph Delteil, Pierre Naville, Rene? Crevel, Roger Vitrac, Philippe Soupault, Rene? Char, Francis Ponge, Joe?l Bousquet, Georges Sadoul…

« Liberte?, amour, poe?sie » sont les trois branches de la trinite? surre?aliste. Elle sera exprime?e a? travers bien e?videmment de nombreux poe?mes mais aussi des pamphlets, des manifestes, des revues. Les sujets pre?fe?re?s sont l’art comme instrument de libe?ration, le rejet du rationalisme, l’amour extre?me et les femmes, la re?volte, les rencontres, le re?ve et l’imagination. C’est l’e?poque de l’e?criture automatique, des jeux de mots, des associations d’ide?es, des collages, des calligrammes et des me?taphores.

L’Existentialisme va placer l’existence individuelle, la subjectivite?, le choix personnel et la liberte? au cœur de toute re?flexion. Jean-Paul Sartre e?nonce clairement que le choix est central dans l’existence humaine, il est ine?vitable, ine?luctable. Il implique de s’engager et de prendre ses responsabilite?s. Selon Kierkegaard, l’angoisse ressentie face au choix est une invitation faite par Dieu de s’engager dans la bonne voie et de prendre conscience de la liberte? totale de choix a? laquelle se confronte chaque individu a? chaque instant. Sartre de?signe cet e?tat de prise de conscience par le terme « nause?e ».

Il est important de citer Nietzsche et Heidegger pour les philosophes, mais aussi Franz Kafka, Albert Camus, Samuel Beckett et Euge?ne Ionesco pour les romans et les pie?ces de the?a?tre.
Blaise Pascal au XVIIe?me sie?cle rejetait de?ja? le rationalisme rigoureux de Rene? Descartes. Il analysait la vie humaine et ses paradoxes.

L’Absurde est une variante de l’Existentialisme dans le sens ou? elle s’inte?resse en priorite? a? l’absurdite? de la condition humaine et a? l’e?trangete? de l’homme. L’homme est seul, souvent en attente, toujours en questionnement sans raison. Rene? de Obaldia s’illustre dans ce genre litte?raire.

Jean-Paul Sartre et Simone de BeauvoirJean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir

 

Dans les anne?es 1950, Je?ro?me Lindon publie aux Editions de Minuit un groupe d’e?crivains ayant en commun de remettre en cause le roman traditionnel. L’appellation « Nouveau Roman » pour nommer ce genre litte?raire a pour mode?le l’expression culturelle « Nouvelle Vague ». Claude Simon, Michel Butor, Alain Robbe-Grillet, Samuel Beckett,

Nathalie Sarraute, Robert Pinget, Jean Ricardou, Claude Ollier, Marguerite Duras, Philippe Sollers sont les auteurs de ce courant. Ils refusent la description et l’effet de re?el. Une attention particulie?re est apporte?e a? l’aventure et non pas a? l’intrigue. C’est l’«e?re du soupc?on » comme la nomme Nathalie Sarraute dans un essai. Le roman est
« de?construit » ; en effet les auteurs refusent le drame psychologique, remettent en question les personnages, abolissent le de?roulement chronologique, favorisent les descriptions minutieuses et les monologues inte?rieurs et donnent une importance voire un ro?le aux lieux et aux objets.

En ce XXe?me sie?cle, il nous fait aborder le genre litte?raire de la science-fiction, amplement exploite? au cine?ma e?galement. Ces re?cits imaginent le futur dans des mondes paralle?les ou simplement invente?es mais en se basant sur des connaissances actuelles (e?tudes des plane?tes, des avance?es technologiques…). Il faut distinguer la science-fiction du fantastique et de la fantasy. Le fantastique accepte dans son de?roulement une part d’inexplicable et la fantasy fait appelle ge?ne?ralement a? la magie et aux pouvoirs.
William Wilson est le premier a? employer le terme science-fiction en 1853 dans un essai. En 1927, Amazing Stories fait la description suivante : « Remember that Jules Verne was a sort of Shakespeare in science fiction . »
Ray Bradbury, Brian Aldiss, Poul Anderson, Isaac Asimov, Rene? Barjavel, Pierre Boulle, Ban Bova, Frederic Brown, John Brunner, Arthur C. Clarke, George Orwell… font partie des plus ce?le?bres.

Ray Bradbury
La Planètes des Singes
2001 l'Odyssée de l'Espace

 

Et aujourd’hui… Qu’est devenue la litte?rature ?
Elle suit la vague nume?rique avec par exemple les romans e?crits a? plusieurs mains sur le net tel les cadavres exquis de nos surre?alistes. Ou encore des auteurs proposent plusieurs intrigues aux lecteurs internautes, e?chafaudant en collaboration avec eux les intrigues du re?cit. Dans ce cas la?, pour satisfaire et faire perdurer le commerce du livre imprime? en librairie, les derniers chapitres ne sont de?voile?s qu’a? la date de parution de l’ouvrage.
Les e?crivains en herbe peuvent trouver sur la toile des sites dispensant des conseils pour e?crire son premier livre et le publier sur internet.

Pour terminer, revenons aux origines… La litte?rature reste et demeure un ensemble de mots et de phrases mis bout a? bout pour e?voquer a? leur lecture des souvenirs, des ide?es, des rires, des peurs, des cole?res, des odeurs, des sentiments, des sensations… En poe?me, en roman, en saga, en vers ou griffonne?es sur un carnet… toutes ces histoires se retrouvent

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