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Les grandes tendances de la littérature et les écrivains au fil des âges

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L’illustre Marcel Proust nous proposait de partir « A la recherche du temps perdu ».

Sans vouloir nuire à sa renommée, et le paraphrasant très  modestement, nous vous proposons, à l’aide de notre site Dowzr, de partir à la recherche ou de vous mettre en quête de tout ce que le génie humain, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, a pu créer en matière de littérature.

Qu’il s’agisse de récits moyenâgeux, d’épopées, de poèmes, de biographies d’hommes célèbres, de romans contemporains, d’essais, ou encore d’œuvres de science-fiction et même de littérature érotique, notre système de recherche multilingue vous permettra non seulement de parfaire votre information mais aussi, vous aidera à dénicher l’ouvrage de vos convoitises .

Incunables ou carnets de notes, manuscrits authentiques ou planches de bandes dessinées, romans de la nouvelle vague ou monuments de la littérature classique sont autant de domaines qui peuvent intéresser amateurs, collectionneurs ou simples lecteurs qui trouveront avec Dowzr les chemins menant au récit de leur désir.

Dowzr est également un outil de toute première efficacité facilitant, au gré de votre fantaisie ou de vos envie, la recherche des diverses manifestations ayant trait à la littérature comprise au sens large : ventes aux enchères, expositions, lectures publiques, salons, conférences, journées littéraires, toute manifestation, où qu’elle se tienne, est renseignée  et accessible de façon que rien  ne puisse être ignoré des amateurs de belles lettres où qu’ils se trouvent dans le monde.

 

Entourage de Artemisia Gentileschi – Alle?gorie de la Re?thorique – vers 1650Entourage de Artemisia Gentileschi – Allégorie de la Réthorique – vers 1650

 

La littérature… Vaste domaine qui comprend l’ensemble des œuvres écrites auxquelles on reconnait une qualité esthétique de belles lettres. Autant de littératures que de pays et d’époques. Comme toute pratique intellectuelle et artistique, la littérature a développé des courants littéraires.

Il faut également ne pas négliger l’histoire littéraire qui consiste en l’étude de l’évolution de la littérature à travers les courants littéraires ainsi que les relations entre la littérature et l’histoire.  Cette discipline est introduite par la Révolution française.  Elle s’intéresse d’abord aux lettres latines puis aux lettres françaises dans un second temps.

Et bien sur, inévitablement, les auteurs, les écrivains, les dramaturges, les poètes, les conteurs… Les faiseurs d’histoires, les messagers des muses, les paroliers de l’imagination… en un mot les hommes de lettres.

Une œuvre littéraire n’est soumise à aucune contrainte. Elle se compose d’un récit fictif, parfois basé sur des faits réels ou biographiques, et de références idéologiques transmises au lecteur.

Le passage de l’oral à l’écrit, du sacré au profane, nous rappelle que le livre est inséparable de la tradition religieuse : l’Ancien Testament et le Coran par exemple ont des auteurs multiples mais un sujet commun, le Dieu créateur.

La littérature c’est aussi le bien-dire ; les auteurs manient le langage oral et ses secrets d’expression pour nous les retranscrire à l’écrit. Cependant, il faut attendre l’époque alexandrine et la  Renaissance pour que l’homme de lettres soit reconnu. La littérature écrite et profane est une chose tardive. L’écrivain, avec cette reconnaissance, modifie ses rapports avec le lecteur et expose son point de vue. L’écrit rejette fatalement les illettrés et les analphabètes et se pare d’une étiquette d’élitiste.

Pour conserver les ouvrages, des bibliothèques et des archives sont nécessaires sous l’Antiquité.

Dès les origines, ces lieux ont pour rôle de conserver les textes et pour vocation de travailler sur les genres littéraires.

 A partir du IVème siècle avant Jésus-Christ, en Grèce, sous les Pisistratides, sont réunies les productions d’une littérature moderne au sein d’une bibliothèque à  Athènes. Celle d’Alexandrie est créée au IIIème siècle avant Jésus-Christ par les rois hellénistiques. Ils espèrent ainsi légitimer leur pouvoir en terre conquise. Ils réalisent de vastes complexes culturels ouverts gratuitement au public. Athènes et Pergame comptaient sur leurs rayons des centaines de milliers d’ouvrages. Des bibliothèques plus modestes ont été édifiées à Antioche et Rhodes.

Dessins de la bibliothe?que d’Alexandrie d’apre?s les re?citsDessins de la bibliothèque d’Alexandrie d’après les récits

 

Commence alors à se former un public averti. Des œuvres indépendantes apparaissent, des genres littéraires se définissent dans le respect de la tradition.

La littérature est influencée par les conditions sociales, économiques, religieuses et politiques dans son contenu. Et inversement, la forme et le choix du genre opérés par l’auteur influeront sur les lecteurs. L’œuvre littéraire se distingue des autres productions artistiques par le fait que l’écrivain décrit en langage courant les mécanismes de la vie sociale, les différents types humains et leur façon de penser. La littérature transmet une vision de la réalité sociale.

Gustave Lanson, historien de la littérature et critique littéraire, encouragera une lecture objective et historique des œuvres (Histoire de la littérature française en 1894, Manuel illustré d’histoire de la littérature française en 1929 avec Paul Tuffrau). Il consacre de nombreuses études aux ouvrages de Lamartine, Corneille, Bossuet, Honoré de Balzac…  Son axe pédagogique est de remettre les œuvres dans leur contexte historique en s’appuyant sur la biographie des auteurs.

Au milieu du XXème siècle, les fondements de la discipline sont contestés par le courant anglais New Criticism puis dans les années 1960 en France avec la Nouvelle Critique (Roland Barthes, Jean-Pierre Richard, Serge Doubrovsky…). Les nouvelles orientations des critiques littéraires et d’une partie des universitaires affirment que le temps des œuvres est indépendant du temps de l’histoire. Tous démentent le contexte socio-historique de Lanson.

 

Les principaux courants littéraires sont classés, en littérature française, à compter du XVIème siècle avec les auteurs de la Pléiade. Suivent au XVIIème siècle le Baroque et le Classicisme. Les Lumières s’expriment des années 1750 aux années 1780. Au XIXème siècle, le Romantisme renie le Beau classique alors que le Parnasse s’attache à l’art pour l’art, à l’art pour l’esthétique et le Beau. Naitront dans le même siècle le Réalisme, le Naturalisme et le Symbolisme. Au lendemain de la première guerre mondiale, le Surréalisme et l’Existentialisme réveillent les plumes et dépoussièrent les pensées alors que les auteurs de l’Absurde exprime l’étrangeté de l’homme. Et enfin, le Nouveau Roman au milieu du XXème siècle, en réaction contre le roman psychologique, produit des récits discontinus, des histoires sans intrique ou encore des expériences d’écriture.

 

JPierre RonsardJ Pierre Ronsard
Joachim du BellayJoachim du Bellay

 

Pierre Ronsard, Joachim Du Bellay, Jean Dorat, Jacques Peletier du Mans, Pontus de Tyard, Rémy Belleau, Guillaume des Autels, Jean Bastier de la Péruse, Jean-Antoine de Baïf et Etienne Jodelle constituent le groupe de la Pléiade : sept poètes français de la Renaissance refusant l’héritage littéraire médiéval mais en admiration pour les antiques et les poètes italiens tel Pétrarque. Ils manient les sonnets, les élégies, les épopées, les épigrammes, les hymnes, les odes… et composent en français car ils souhaitent enrichir et moderniser la langue française. Leur style est recherché, caractérisé par l’utilisation des figures et des métaphores.

 

Les auteurs baroques s’opposent au caractère statique et rigoureux du classicisme. Peintres, sculpteurs et architectes du XVIIème siècle multiplient les irrégularités, les asymétries, le mouvement, la métamorphose, une esthétique basée sur l’imagination. Les écrivains ne sont pas en reste avec leurs outils : ils définissent à leur tour une esthétique poétique reposant sur les métaphores, les antithèses, les images, les énigmes. Les plus illustres sont Mathurin Régnier, Malherbe, Théophile de Viau et Saint-Amant. Ils composent des poèmes, mais rédigent aussi des romans et des pièces de théâtre.

 

Les Classiques prennent donc comme référence les canons de beauté des chefs d’œuvre de l’antiquité gréco-latine. La mythologie et ses héros envahissent tous les sujets. Aujourd’hui, le terme « Classiques » s’étend aux ouvrages étudiés dans les programmes scolaires à titre d’exemple d’un courant littéraire. Ce dernier définit aussi toute œuvre culturelle devenue une référence. En France c’est le Grand Siècle, en Allemagne c’est le Classicisme de Weimar et en Angleterre ce sera l’époque de Dryden et de Pope. Les grands auteurs sont La Fontaine, Corneille, Racine, Molière, La Bruyère, Boileau. Fables, poèmes, romans et pièces de théâtre sont rédigés.

 

Le siècle des Lumières voit le triomphe de l’esprit philosophique et de la raison. A la fin du XVIIème siècle, la querelle des Anciens et des Modernes remet en cause l’ordre établi. Pierre Bayle, disciple de Descartes, va appliquer l’esprit critique à tous les domaines. Il étudie les idées reçues. Fontanelle s’attache lui à rendre public les progrès des savants de son époque, vulgarisant ainsi les sciences qui jouent d’une grande influence sur l’évolution des idées. Le progrès suscite des possibles dans le champ des rêves. La philosophie de ce temps est caractérisée par sa confiance en la raison humaine, sa capacité à résoudre les problèmes et son optimisme envers le progrès. Elle s’intéresse donc avant tout aux questions politiques, sociales et religieuses. Voltaire, Montesquieu, Rousseau… et l’Encyclopédie sous la direction de Diderot (Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers). L’ouvrage a pour but de dresser un tableau des connaissances scientifiques et techniques. Elle compte à l’origine dix-sept volumes, les derniers sont achevés en 1772. Diderot et ses collaborateurs veulent produire un ouvrage pour l’avenir de l’humanité en qui ils ont foi. Le discours, le dictionnaire, le conte philosophique et la comédie en tant que mouvement de contestation (satires des mœurs, allusions à l’actualité… avec Beaumarchais) viennent compléter les genres littéraires.

 

Page de l’Encyclope?die Diderot et D’Alembert – Planche Sellier CarrossierPage de l’Encyclopédie Diderot et D’Alembert – Planche Sellier Carrossier

 

Au XIXème siècle, le Romantisme sonne le glas du Beau Classique. Le sentiment religieux, l’infini, le désir d’évasion, le goût de l’exotisme, la mélancolie, les passions sont traduits par un ton souvent lyrique et pathétique à la première personne, exprimant le mal de vivre, le sentiment amoureux ou le rapport à la Nature. William Blake et Jean-Jacques Rousseau sont considérés comme des préromantiques. Chateaubriand, Vigny, Musset, Mme de Staël, Victor Hugo, Stendhal… pour n’en citer que quelques uns parmi les plus célèbres.

 

Le Parnasse vient en opposition au Romantisme. En 1866, l’éditeur Lemerre publie des brochures intitulées « Le Parnasse contemporain » avec un choix d’environ quarante poètes de son temps : Banville, Baudelaire, Gautier, Leconte de Lisle, Heredia, Coppée, Sully, Verlaine ; Prudhomme, Catulle Mendès, Mallarmé… Tous prônent une poésie objective sans épanchement excessif, une écriture descriptive et pure, une expression harmonieuse.

« Le Poète devrait voir les choses humaines comme les verrait un dieu du haut de son Olympe ; les réfléchir sans intérêt dans ses vagues prunelles et leur donner, avec un détachement parfait, la vie supérieure de la forme. » Leconte de Lisle.

 

Le Réalisme est en réaction lui aussi contre l’idéalisme et le lyrisme du Romantisme. Mais son approche est une reproduction la plus fidèle possible de la réalité basée sur une observation scrupuleuse des faits, à la manière d’un scientifique qui étudie son sujet. Les intrigues sont souvent tirées de faits divers, avec des descriptions détaillées et un ton documentaire. La littérature réaliste cherche l’effet de réel, de vrai.

Zola, Maupassant, Stendhal, Flaubert, Balzac, Champfleury… produisent essentiellement des romans.

Les écrivains doivent fournir un travail de préparation à l’écriture : recherches, documentations, prises de notes, tenues de journaux… pour saisir des traits de caractère, des réalités sociales, des faits économiques, des idées politiques, des moments historiques. Ils décrivent ainsi une action romanesque dans un temps historique défini de manière fidèle. Pour Flaubert, Zola et les Goncourt, la littérature doit tout aborder : de la prostituée à la bourgeoise, du notaire à l’ouvrier, du provincial au parisien.

En Italie, le Réalisme trouve son pendant avec le Vérisme et les ouvrages de Giovanni Verga.

Dostoïevski, Tolstoï et Gorki témoignent dans leurs récits d’une attention particulière à la situation sociale de la Russie.

En Angleterre, le courant est moins marqué. Cependant, Henry James, Thackeray et Thomas Hardy incluent des éléments réalistes dans leurs ouvrages.

 

Fedor Dostoi?evskiFedor Dostoïevski
Henry JamesHenry James
Giovanni VergaGiovanni Verga

 

Les auteurs du Naturalisme sont sous l’influence des sciences, de la médecine expérimentale et des prémices de la psychiatrie. Ils s’intéressent aux effets de l’hérédité, aux déficiences psychiques et corporelles, aux conditions du monde du travail et aux changements du paysage urbain, conséquence de la révolution industrielle.

Le genre romanesque se développe en cycle : l’écrivain choisit de suivre un groupe de personnages sur plusieurs générations, en décrivant divers milieux sociaux, en choisissant un vocabulaire spécifique, un langage populaire ou ampoulé. Citons les Rougon-Macquart de Zola, la Comédie humaine de Balzac. Maupassant, Huysmans, Céard, Hennique, Alexis, Paul Bourget participent au mouvement.

Zola fait naître la figure de l’intellectuel engagé en publiant le 13 janvier 1898 l’article « J’accuse » où il soutient ouvertement Dreyfus.

 

Les opposants au courant littéraire naturaliste sont les Symbolistes, un mouvement qui met en avant la valeur suggestive du langage. Le Symbolisme suggère mais ne nomme pas, il accorde une grande importance aux sensations, aux légendes, aux mondes parallèles. Les poètes proposent le symbole comme moyen d’accéder au monde caché. Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Gérard de Nerval, Charles Baudelaire, …  composent en prose, en vers libres, en symboles, en musicalité.

En cette fin de XIXème siècle, les écrivains ressentent un profond malaise.

Les symbolistes ne se retrouvent pas dans la poésie du Parnasse, le Naturalisme de Zola, le Réalisme de Flaubert ou le Romantisme social de Victor Hugo. Ils revendiquent l’existence d’un autre monde masqué par le monde sensible et qu’ils doivent déchiffrer. Huysmans, Villiers de l’Isle Adam, Charles Cros, Jules Laforgue, Rémy de Gourmont, Laurent Taillade, Gustave Kahn, Henri de Régnier, Vielé-Griffin, Verhaeren, Maurice Maeterlinck, André Gide, Paul Claudel… Le symbolisme s’exprime à travers la poésie, les romans, les pièces de théâtre, les essais.

 

Le Surréalisme naît au lendemain de la première guerre mondiale. Il est, selon André Breton en 1924 un « automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit  verbalement, soit par écrit, soit se toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée ». Une « dictée de la pensée (…) en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique et morale ».

Les surréalistes souhaitent libérer l’homme du rationalisme bourgeois occidental obsolète et étouffant. André Breton fait de l’inconscient le nouveau matériau de l’artiste. Sommeil, état de veille, hypnose, approche du fantastique, goût pour le bizarre et l’étrange sont les nouvelles caractéristiques de nos auteurs en ce début de XXème siècle. Les écrivains de ce courant littéraire sont Paul Eluard, Louis Aragon, Antonin Artaud, Benjamin Péret, Robert Desnos, Georges Limbour, Raymond Queneau, Michel Leiris, Joseph Delteil, Pierre Naville, René Crevel, Roger Vitrac, Philippe Soupault, René Char, Francis Ponge, Joël Bousquet, Georges Sadoul…

« Liberté, amour, poésie » sont les trois branches de la trinité surréaliste. Elle sera exprimée à travers bien évidemment de nombreux poèmes mais aussi des pamphlets, des manifestes, des revues. Les sujets préférés sont l’art comme instrument de libération, le rejet du rationalisme, l’amour extrême et les femmes, la révolte, les rencontres, le rêve et l’imagination. C’est l’époque de l’écriture automatique, des jeux de mots, des associations d’idées, des collages, des calligrammes et des métaphores.

 

L’Existentialisme va placer l’existence individuelle, la subjectivité, le choix personnel et la liberté au cœur de toute réflexion. Jean-Paul Sartre énonce clairement que le choix est central dans l’existence humaine, il est inévitable, inéluctable. Il implique de s’engager et de prendre ses responsabilités. Selon Kierkegaard, l’angoisse ressentie face au choix est une invitation faite par Dieu de s’engager dans la bonne voie et de prendre conscience de la liberté totale de choix à laquelle se confronte chaque individu à chaque instant. Sartre désigne cet état de prise de conscience par le terme « nausée ».

Il est important de citer Nietzsche et Heidegger pour les philosophes, mais aussi Franz Kafka, Albert Camus, Samuel Beckett et Eugène Ionesco pour les romans et les pièces de théâtre.

Blaise Pascal au XVIIème siècle rejetait déjà le rationalisme rigoureux de René Descartes. Il analysait la vie humaine et ses paradoxes.

L’Absurde est une variante de l’Existentialisme dans le sens où elle s’intéresse en priorité à l’absurdité de la condition humaine et à l’étrangeté de l’homme. L’homme est seul, souvent en attente, toujours en questionnement sans raison. René de Obaldia s’illustre dans ce genre littéraire.

 

Jean-Paul Sartre et Simone de BeauvoirJean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir

 

Dans les années 1950, Jérôme Lindon publie aux Editions de Minuit un groupe d’écrivains ayant en commun de remettre en cause le roman traditionnel. L’appellation « Nouveau Roman » pour nommer ce genre littéraire a pour modèle l’expression culturelle « Nouvelle Vague ». Claude Simon, Michel Butor, Alain Robbe-Grillet, Samuel Beckett, Nathalie Sarraute, Robert Pinget, Jean Ricardou, Claude Ollier, Marguerite Duras, Philippe Sollers sont les auteurs de ce courant. Ils refusent la description et l’effet de réel. Une attention particulière est apportée à l’aventure et non pas à l’intrigue. C’est l’«ère du soupçon » comme la nomme Nathalie Sarraute dans un essai.  Le roman est « déconstruit » ; en effet les auteurs refusent le drame psychologique, remettent en question les personnages, abolissent le déroulement chronologique, favorisent les descriptions minutieuses et les monologues intérieurs et donnent une importance voire un rôle aux lieux et aux objets.

 

En ce XXème siècle, il nous fait aborder le genre littéraire de la science-fiction, amplement exploité au cinéma également. Ces récits imaginent le futur dans des mondes parallèles ou simplement inventées mais en se basant sur des connaissances actuelles (études des planètes, des avancées technologiques…). Il faut distinguer la science-fiction du fantastique et de la fantasy. Le fantastique accepte dans son déroulement une part d’inexplicable et la fantasy fait appelle généralement à la magie et aux pouvoirs.

William Wilson est le premier à employer le terme science-fiction en 1853 dans un essai. En 1927, Amazing Stories fait la description suivante : « Remember that Jules Verne was a sort of Shakespeare in science fiction . »

Ray Bradbury, Brian Aldiss, Poul Anderson, Isaac Asimov, René Barjavel, Pierre Boulle, Ban Bova, Frederic Brown, John Brunner, Arthur C. Clarke, George Orwell… font partie des plus célèbres.

 

Ray Bradbury
La Planètes des Singes
2001 l'Odyssée de l'Espace

 

Et aujourd’hui… Qu’est devenue la littérature ?

Elle suit la vague numérique avec par exemple les romans écrits à plusieurs mains sur le net tel les cadavres exquis de nos surréalistes. Ou encore des auteurs proposent plusieurs intrigues aux lecteurs internautes, échafaudant en collaboration avec eux les intrigues du récit. Dans ce cas là, pour satisfaire et faire perdurer le commerce du livre imprimé en librairie, les derniers chapitres ne sont dévoilés qu’à la date de parution de l’ouvrage.

Les écrivains en herbe peuvent trouver sur la toile des sites dispensant des conseils pour écrire son premier livre et le publier sur internet.

 

Pour terminer, revenons aux origines… La littérature reste et demeure un ensemble de mots et de phrases mis bout à bout pour évoquer à leur lecture des souvenirs, des idées, des rires, des peurs, des colères, des odeurs, des sentiments, des sensations… En poème, en roman, en saga, en vers ou griffonnées sur un carnet… toutes ces histoires se retrouvent sur Dowzr !

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