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Hokusai, Hiroshige, Utamaro…

Les grands maîtres du Japon

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La collection Georges Leskowicz

Hôtel de Caumont – Aix en Provence

Du 8 novembre 2019 au 22 mars 2020

 

 

 

 

A quelques pas du Cours Mirabeau, l’Hôtel de Caumont, Centre d’art logé dans un hôtel particulier du 18ème siècle, accueille les coutumes et la culture japonaise de l’époque Edo (1600-1867).

Une sélection de plus de 150 estampes ukiyo-e et autres objets d’exception sont dévoilés au public français pour la première fois. Ils sont pour la plupart issus de la collection Georges Leskowicz, l’une des plus importantes dans le monde.

Sont proposés les Images d’« un monde flottant » avec les Estampes ukiyo-e, le raffinement avec les Surimono et des objets remarquables (collections publiques et privées, costumes, armures, ustensiles, écritoires…).

 

 

 

 

 

 

Armure de type o-yoroi, Première moitié du XIXe siècle Fer, cuir, laque, soie, bois, 164 x 70 x 70 cm Collection Jean-Christophe Charbonnier, Courtesy J-C Charbonnier © ToriiLinks

 

Surprise en dernière salle : 3 créations originales en projection immersive pour 3 estampes exceptionnelles

– L’Envers de la grande vague de Kanagawa d’Hokusai : du 8 au 22 novembre puis du 3 au 22 mars
– Pluie fine au sommet du mont Fuji d’Hokusai : du 22 novembre au 15 janvier
– Averse soudaine sur le pont Shin-Ohashi et Atake d’Hiroshige : du 15 janvier au 8 mars

 

Les premières images imprimées au Japon remontent au 8ème siècle : des figures de Boudha en noir et blanc retranscrites à partir de blocs de bois.

Après 1600, on retrouve des livres illustrés, mais sans mention de noms d’artiste ou d’illustrateur. Puis apparaît l’Ecole de peinture des Ukiyo-e, ou « monde flottant ». Le régime en place, les Tokugawa, a instauré lé paix et la discipline. Le climat est propice à la création, la demande des nouvelles classes prospères est grandissante. Ces dernières sont friandes d’éléments décoratifs et authentiques pour leurs intérieurs : des moments de la vie quotidienne, des courtisanes, des scènes de Kabuki…

 

 

 

 

Utagawa Hiroshige (1797 – 1858), Osawa Sanai Série Célèbres lieux en fleur avec les soeurs, 1840 Nishiki-e, 29,3 x 22,7 cm Collection Georges Leskowicz, Photo : © Christian Moutarde

 

 

Masanobu, mort en 1764, serait le premier auteur d’estampes en couleurs. On cite également Torii Kiyonobu et Torii Kiyomasu. Au milieu du 18ème siècle, on utilise seulement le rouge et le vert. Puis au fil du temps, la gamme des couleurs s’est étendue. Les blocs de bois étaient travaillés de manière à donner un effet de relief et de surface gaufrée au papier. Dans ses estampes, Suzuki Haronobu (vers 1725-1770) utilise totalement les couleurs : avec son trait doux, suave et coloré, il rencontre la popularité.

Kitagawa Utamaro (1753-1806) sera doué dans tous les domaines. Il représente de belles femmes et de grandes fêtes avec un pinceau empreint d’une forte intensité et des sentiments.

Katsuchika Hokusai (1760-1849) était un créatif énergique et universel. Ses paysages constituent la part la plus connue de son œuvre. On compte plus de 3000 dessins d’Hokusai. Son Mangwa en 15 volumes nous révèle des légendes japonaises et des récits de la vie quotidienne de ses contemporains, témoignage bien plus essentiel que n’importe quelle autre œuvre. La Vague fait partie de la série des Vues du Fuji. Cette estampe est certainement la plus célèbre au monde.

 

 

 

Katsushika Hokusai (1760 – 1849), Ejiri dans la province de Suruga Série Trente-Six Vues du Fuji, vers 1831 Nishiki-e, 26,6 x 37,9 cm Collection Georges Leskowicz, Photo : © Fundacja Jerzego Leskowicza

 

 

Dans le travail d’Hiroshige, l’élément humain est plus apparent que chez Hokusai, et l’effet général est plus doux. Son rendu de la lumière et de l’atmosphère, comme par exemple l’humidité d’une pluie légère, est particulièrement frappant.

Les Surimono sont des estampes rares et raffinées à tirage limité, commandées par des particuliers fortunés. Elles apparaissent vers la fin du 18ème siècle. Elles sont liées au kyoka, des poèmes et jeux de mots en 31 syllabes. Le surimono témoigne du raffinement de cette époque.

 

Billetterie en ligne

Visite libre, visite commenté, visite atelier, dîner lyrique ou coffrets cadeaux

 

 

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