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Histoire de l’opéra, des grands compositeurs et des oeuvres marquantes de l’histoire

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L’opéra consiste en une pièce de théâtre chantée par des acteurs accompagnés d’un orchestre.

Le librettiste rédige le livret qui servira de support à l’œuvre musicale. Le sujet peut être mythologique, l’adaptation d’une pièce de théâtre ou encore d’un fait divers. Le compositeur met le texte en musique. Le directeur musical organise la tournée de la création à travers les divers lieux de représentation. Metteurs en scène et décorateurs donnent vie aux personnages et aux lieux de l’histoire. Une multitude de termes techniques définissent les nuances d’interprétation : cantabile, da capo, marche, crescendo, cantilène, strette… Et tout autant pour les types vocaux : soprano, mezzo-soprano, contralto, ténor, baryton, basse…

 

A la fin de la Renaissance, l’Italie inaugure un nouveau genre musical dramatique qui préconise la réunion des arts (poésie, musique et danse). Cette musique est liée aux situations et aux sentiments, elle s’accompagne d’un texte fondé sur le dialogue et chanté dans un style nouveau : le récitatif. La déclamation est chantée en respectant les inflexions du langage parlé. Entre 1576 et 1582, des poètes et des musiciens se réunissent chez le comte Bardi à Florence. Ils forment la Camerata fiorentina et cherchent ensembles, selon leurs interrogations sur les musiques de la Grèce antique, une forme de chant rétablissant les anciennes valeurs du drame lyrique. En 1598, Jacopo Peri (1561-1633) adopte le « dramma per musica » (drame en musique) avec Dafne, une pastorale entièrement chantée. Euridice en 1600 sera le premier ouvrage dramatique entièrement en musique avec récitatifs. Et les spécialistes s’accordent pour dire qu’il s’agit du premier opéra connu.

A la même époque, le poète O. Rinuccini transforme le sujet du drame pastoral en véritable livret d’opéra. Claudio Monteverdi crée un premier type d’opéra avec Orfeo en 1607 et Ariana en 1608. Monteverdi veut rivaliser avec la Camerata fiorentina. Il compose une musique aboutie qui deviendra la référence de toute production lyrique. Récitatifs, arias (petites pièces vocales mélodiques souvent exécutées par des solos) et chœurs à plusieurs voix se succèdent et se répondent. Ce sera durant deux siècles une dramaturgie reposant sur la voix asexuée du castrat et une orchestration remarquable par le nombre d’instruments et la variété des timbres.

 

Bernardo STROZZI – Portrait de Claudio Monteverdi vers 1630 Bernardo STROZZI – Portrait de Claudio Monteverdi vers 1630

 

L’opéra baroque italien atteint son apogée avec Cavalli et A. Scarlatti et servira de modèle en Europe.

A Naples au début du XVIIIème siècle, l’intermezzo et l’opéra bouffe (opera buffa) se développent. L’intermezzo divertit le spectateur pendant les changements de décor. Il met en scène trois personnages au plus. Ces derniers évoluent devant un rideau baissé et s’expriment souvent en dialecte local. Ils alternent récitatif et aria, plus tard s’ajouteront des duos, des trios et des finales élaborés. L’opéra bouffe naitra de la réunion des deux intermezzi d’un même spectacle. Il s’inspire d’abord de la Commedia dell’arte et de la comédie du XVIIème siècle. Les moyens sont modestes et les sujets sont inspirés de la bourgeoisie et du peuple. Il traite de la vie quotidienne avec une forme dramatique claire et une musique simple et mélodieuse. La Serva padrona composé en 1733 par Giovanni Battista Pergolèse (1710-1736) est présentée en 1752 à Paris. Elle déclenche la querelle des Bouffons et sera le premier intermezzo à devenir un opéra bouffe.

Au début du XIXème siècle, Gioacchino Rossini (1792-1868) compose avec mouvement et humour, le chant est gai, l’orchestre a un rôle de vecteur d’émotion.  Vincenzo Bellini (1801-1835) compose une œuvre essentiellement consacrée à la voix et confie au chant l’essentiel du message affectif. L’orchestre est discret. Rossini connait l’ensemble des possibilités de la voix et de ses qualités techniques. Il est considéré comme le plus grand mélodiste à avoir servi le bel canto au XIXème siècle.

 

Gioacchino Rossini (1792-1868) Gioacchino Rossini (1792-1868)

 

Gaetano Donizetti (1797-1848), adeptes du bel canto, tient compte lui aussi des exigences des chanteurs et de leurs capacités, leur permettant d’accéder au sommet de leur art. L’orchestre soutient le chant avec une technique rigoureuse, toujours mise au service de l’expression.

La fin du mouvement romantique voit la consécration de Giuseppe Verdi (1813-1901) sur les scènes européennes. L’opéra prend une ampleur et un souffle dramatique. Verdi abolit les frontières entre les divers moyens d’expression, il maitrise la voix et l’orchestre. Il lance une nouvelle conception de l’art lyrique.

D’une veine plus réaliste, Puccini, issu de l’école vériste, s’appuie sur la vigueur des récitatifs et à la richesse de l’orchestration.

Pendant que certains musiciens font triompher l’opéra italien à Paris, de 1780 à 1810, l’Italie assiste à une période pauvre en création. Giovanni Paisiello (1740-1816) finira sa vie dans l’oubli et la pauvreté. Domenico Cimarosa (1749-1801) ne connaitra qu’un succès, Mariage secret en 1792, alors qu’il composa près de quatre-vingt opéras. La production de Nicola Antonio Zingarelli (1752-1837) est jugée démodée. Beaucoup de compositeurs italiens choisissent alors une carrière internationale. Et les opéras s’influencent. Le cadre rigide de l’opéra seria s’élargit, mettant plus de souplesse entre les différents styles de chants et les passages de l’orchestre.

 

En France, l’opéra est né de la conjonction de plusieurs arts : le ballet de cour, la comédie-ballet, la tragédie déclamée et l’influence de l’opéra italien importé par Mazarin.

Après des essais de Cambert et Perrin dans le genre de la pastorale et la fondation de l’Académie royale de musique et de danse en 1669, Jean-Baptiste Lully (1632-1687) prend en main la destinée de l’opéra en fixant le modèle de la tragédie lyrique avec « Alceste », « Isis », « Armide »…

Le schéma de Lully propose une ouverture « à la française », un prologue, cinq actes alternant récits, airs, solistes, chœurs, symphonies et danses. Ses suiveurs seront Collasse, Campra, Destouches, Rameau. Campra et Rameau insisteront sur les passages dansés et développeront le genre des opéras-ballets.

 

Jean-Baptiste Lully (1632-1687)Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

 

L’ensemble de ce mouvement créatif aboutit à l’opéra de type international établi par Christoph Willibald Gluck (1714-1787), autrichien d’origine italienne installé à Paris. Formé à la technique de l’opéra seria, il dénonce la vanité des chanteurs et le laisser aller des musiciens (« Manifeste d’Alceste » en 1767). Il dépouille la déclamation pour la rendre plus naturelle, la mélodie est plus simple, une importance plus grande est accordée aux chœurs, aux danses et à l’orchestre. L’ouverture prend tout son sens ; elle annonce l’action et le sujet qui va être développé. L’opéra acquiert une pureté, une vigueur, un poids qui vont marquer la destinée de tout le genre sur la scène internationale.

Parallèlement à ces partitions destinées aux fêtes de la Cour, s’impose un genre plus familier, empreint de sensiblerie, issu du théâtre de Foire, utilisant le parlé et le chanté et qui aboutira à l’opéra comique. Les compositeurs de ce nouveau genre sont J.J. Rousseau, F.A.D. Philidor, Monsigny, Duni et Grétry, Gossec et Méhul, Martini-Schwarzendorf.

Sous la Révolution et le Directoire, l’Opéra de Paris fait l’apologie du pouvoir en place avec L’offrande à la liberté de Gossec, Le triomphe de la République… L’Opéra comique choisit l’opéra des brigands avec Guillaume Tell de Grétry, Fra Diavolo de Daniel François Esprit Auber.

La Symphonie fantastique d’Hector Berlioz (1803-1869) en 1830 marque une étape importante dans l’histoire de la musique française car elle marque son entrée dans l’art romantique. Les compositeurs délaissent les sujets mythologiques au profit d’intrigues et de situations héroïques empruntées aux mélodrames de Mélesville, de Germain Delavigne ou d’Eugène Scribe ainsi qu’aux drames de Victor Hugo.

 

Hector Berlioz (1803-1869) Hector Berlioz (1803-1869)

 

Au XIXème siècle, deux notions très proches dans leur sens  évoluent : le réalisme et le vérisme. Le vérisme trouve ses sources en Italie. Le réalisme est conduit par les compositeurs français. Wagner influence considérablement ses contemporains. Charles Gounod (1818-1893) renouvelle l’opéra avec son Faust en 1859. Jules Massenet (1842-1912) s’inspire des déclamations des œuvres de Debussy pour composer Manon en 1884, Werther en 1892 ou Don Quichotte en 1910.

Charles Bizet (1838-1875) révolutionne les codes de l’art lyrique avec Carmen en 1875. La popularité de cet opéra tient à la modernité de son écriture, à ses timbres orchestraux et au meurtre de l’héroïne sur scène, une première pour l’opéra-comique.

Les compositeurs véristes et réalistes offrent aux femmes des premiers rôles. Leur personnage agit sur l’action, assume le pouvoir sur les hommes et maîtrise leur destin.

Peu à peu un genre nouveau apparaît, l’opérette, porté par une dynastie de musiciens et de compositeurs : la dynastie des Strauss. L’opéra comique est devenu trop sentimental. Les œuvres parodiques, parfois satiriques, de l’opérette trouve un public en quête de légèreté et de gaité. En France, Jacques Offenbach (1819-1880) domine la scène musicale du Second Empire dont il caricature la politique et ses faiblesses.  Sous la Troisième République, l’opérette perd son côté populaire et s’embourgeoise avec les œuvres de Charles Lecoq (1832-1918) et André Messager (1853-1929)…

Au milieu du XIXème siècle, un regain nationaliste imprègne les créations. Gabriel Fauré remet à l’honneur la musique de la Renaissance. Claude Debussy (1862-1918) révolutionne le monde de la musique avec Pelléas et Mélisande en 1892. Une mise en scène apparemment simple, une déclamation souple et une partition instrumentale élaborée. Suggestion et allusion dominent, l’orchestre ne dévoile pas l’action, c’est le chant qui l’évoque.

Depuis les années 20, le naturalisme règne dans les opéras. Les compositeurs d’avant-garde préfèrent le théâtre musical qui leur permet une fusion de la musique et du drame sans les conventions de l’opéra.

 

Le compositeur allemand Henrich Schütz (1585-1672) introduit l’opéra en Allemagne après un séjour de trois ans à Venise à l’école de Giovanni Gabrieli. Il réalise une synthèse parfaite entre l’esthétique vénitienne et l’art rigoureux de la tradition germanique. Il met en musique Dafne d’Ottavio Rinuccini (1564-1621).

Entre 1618 et 1648, la guerre de Trente Ans signifie le morcellement de l’Allemagne en une multitude de monarchies. Chacune entretient ses compositeurs et ouvre des théâtres. Munich, Dresde et Vienne s’inspirent manifestement des opéras italiens. A la cour de Weissenfels, Johann Philip Krieger (1649-1725) tente de créer un art national pour lutter contre l’invasion de l’art italien. Hambourg, Hanovre, Brunswick, Leipzig ouvrent des théâtres où sont présentées les œuvres de Krieger et de Reinhardt Keiser (1674-1739). Mais la production est trop abondante, la qualité des livrets n’est pas au rendez-vous, alors que les opéras étrangers triomphent.

L’opéra allemand voit peu à peu le jour avec le « Singspiel » : de petites comédies musicales sur des textes allemands. Les compositeurs de ce courant sont Johann Adam Hiller (1728-1804), Johann Rudolf Zumsteeg (1760-1802), Franz Schubert (1797-1828), Georg Benda (1722-1795).

Haendel (1732-1809) réalise la synthèse des styles européens au XVIIIème siècle.  Il exportera son opéra jusqu’à  la cour d’Angleterre de George Ier.

 

Thomas HARDY – Portrait de Joseph Haendel (1732-1809) Thomas HARDY – Portrait de Joseph Haendel (1732-1809)

 

A l’époque classique, les compositeurs allemands trouvent leur identité. Jean-Chrétien Bach (1735-1782) part pour Londres après des études en Italie et devient en 1762 le compositeur attitré du King’s Theater. Il donne une importance nouvelle à l’orchestre avec une facilité apparente qui caractérise toute son œuvre. Il rencontre Mozart à Londres en 1764. Il introduit la clarinette dans l’orchestration. Ce germaniste exercera sur la vie musicale anglaise une domination comparable à celle d’Haendel.

Joseph Haydn va s’intéresser aux fondamentaux, l’opéra seria et l’opéra buffa. Respectueux de la tradition italienne, il prend également en considération les principes de Gluck. Mozart a fait de l’ombre à Haydn. Mais il faut retenir le contenu émotionnel de la musique de Haydn.

Wolfang Amadeus Mozart (1756-1791), le génie qui compose à 12 ans Bastien et Bastienne. Son œuvre respecte avec une maîtrise remarquable les principes du Singspiel. Mais il s’essaiera à tous les genres : opéra seria (Mithridate), sérieux et bouffes (La Finta Giardiniera), exotisme avec l’introduction des timbales, petites flûtes et cymbales (L’enlèvement au Sérail). Mozart réussit par sa musique à donner une unité à l’ensemble.

 

Barbara KRAFT – Portrait de Wolfang Amadeus Mozart (1756-1791) Barbara KRAFT – Portrait de Wolfang Amadeus Mozart (1756-1791)

 

A l’époque romantique, les œuvres de Weber et Beethoven mettent en place un opéra spécifiquement germanique. Carl Maria von Weber (1786-1876), parent de Mozart, influencera Berlioz et Wagner par ses trouvailles orchestrales et ses théories. La couleur orchestrale s’applique à une idée ou à un sentiment plus qu’à un personnage. Tout comme Weber, Wagner cherchera des sujets purement allemands et l’essence d’un folklore spirituel.

Ludwig van Beethoven (1770-1827) manifeste son originalité dans les grands airs et le chœur final de l’œuvre. L’orchestre devient indépendant des voix et tient dans le drame un rôle nouveau.

Le mouvement romantique serait né en Allemagne vers 1776, quand Friedrich Klinger (1752-1831) engage une lutte contre le rationalisme. Le romantisme dans l’opéra a deux exigences : retrouver une identité nationale dans une Europe instable et manifester des sentiments et des états d’âme individuels. Se développent alors la lutte du héros, l’amour désespéré, les pouvoirs des superstitions et de la religion sur l’homme, les femmes et la dualité de leurs caractères. La période romantique en Allemagne est marquée par Richard Wagner (1813-1883). Ses œuvres se caractérisent par une ligne mélodique continue, un ensemble homogène de récitatifs et d’arias, la reprise du procédé de Monteverdi consistant à introduire des répétitions, le renforcement de cuivres et de nouveaux instruments (saxophone, cor, clarinette), des livrets inspirés des légendes allemandes et scandinaves et un message philosophique proche de Nietzsche. Wagner sera le précurseur de l’atonalité.

Entre le XIXème et le XXème siècle, le terme impressionnisme en opéra désigne une musique vague, intangible et fugitive.

Arnold Schoenberg (1874-1951) fonde l’Ecole de Vienne. Il refuse le fonctionnement par séquences de l’opéra wagnérien. Ses recherches le conduisent à l’atonalité : principe d’écriture musicale qui laisse indéterminée la tonalité de l’œuvre. Par la modulation d’intensité on peut obtenir l’illusion de la parole. Schoenberg crée aussi le dodécaphonisme en 1923 : une gamme chromatique de douze sons d’une égale valeur harmonique.

A la fin du XXème siècle, l’opéra se diversifie et fait éclater ses structures : le théâtre musical, la vidéo dans les décors et le cinéma qui produit des films sur l’opéra.

 

En Angleterre, sous le règne d’Elisabeth Ière, le théâtre laisse une grande place à la musique et au chant avec la production de masques. Le masque n’est pas un opéra mais il en possède les préceptes. Ils sont composés en hommage au roi ou à un grand personnage qui est toujours au centre du divertissement. Après un voyage en Italie, Inigo Jones (1573-1652) introduit le premier décor mobile en 1605. Architecte de formation, il devient le principal décorateur de maques en collaboration avec le poète et dramaturge Ben Jonson (1572-1637).

Le terme « opéra » apparaît en Angleterre avec Matthew Locke (1621-1677) et la création du Siège de Rhodes en 1656. Ce drame héroïque est en vers récités agrémentés de quelques arias.

Henry Purcell (1659-1695) est nommé titulaire des orgues de Westminster à l’âge de 20 ans. Tout comme Mozart, Purcell est un musicien complet qui aborde tous les genres musicaux. Il compose Didon et Enée en 1689 : il conserve la technique du masque en intégrant peu à peu les productions musicales italiennes, cette œuvre est entièrement chantée. King Arthur en 1691 est une œuvre patriotique riche en chœurs, en danses et en airs, basée sur une grande connaissance du théâtre. Purcell se distingue comme un des génies de l’opéra anglais. Il met en œuvre de grands moyens scéniques, son inspiration est sensible et son utilisation de la langue anglaise est subtile.

 

Henry Purcell (1659-1695)Henry Purcell (1659-1695)

 

A sa mort, les troupes italiennes investissent l’Angleterre. Elles sont rapidement soutenues par Haendel (A. Scarlatti, G.B. Bononcini…). En réaction à cette mode, John Rich, directeur du Covent Garden, donne l’Opéra des gueux en 1728, pièce satirique de John Gay.

Il faut attendre le XXème siècle pour retrouver une école anglaise dans l’opéra. William Walton (1902-1983), Michael Tippett (1905-1998), Lennox Bekerley (1903-1989) et surtout Benjamin Britten (1913-1976) apportent le renouveau nécessaire. Les auteurs anglais modifient l’opéra de leur pays par son sens du drame et de l’action sur scène. Les œuvres marquantes sont Peter Grimes en 1945, Le viol de Lucrèce en 1946, Albert Herring en 1947, Faisons un opéra en 1949, Gloriana en 1953, Le tour d’écrou en 1954…

 

Jusqu’au XIXème siècle, la musique russe se nourrit des chants du peuple et de l’église. La musique populaire développe les légendes au Moyen Age. Dans les églises, les chants sont sans accompagnement, les instruments sont bannis des lieux saints. En 1636, le décret du patriarche de Moscou met un frein à la création musicale en interdisant la musique chez soi. Les instruments sont confisqués et détruits. A partir de Pierre le Grand, les tsars prennent l’habitude d’inviter des artistes et des compositeurs d’opéras italiens, français et allemands, ainsi que des troupes de théâtre spécialisées dans la production de textes étrangers. La bonne société russe est friande des auteurs européens.

Au XIXème siècle, Michaël Glinka (1804-1857) crée le premier opéra russe en 1836 à Saint Pétersbourg, Une vie pour le tsar.  Il pose les bases d’une musique nationale par le choix de ses sujets, de la langue et de la matière rythmique et harmonique. Glinka sera nommé maître de la Chapelle impériale. Il fonde une école dont dépendra tout le développement de la musique russe : « Par les liens légitimes du mariage, je voudrais unir le chant populaire russe et la bonne vieille fugue d’Occident ». A la même époque, la littérature russe vit aussi ses grands succès avec Alexandre Pouchkine, Ivan Tourgueniev et Léon Tolstoï.

Alexandre Dargomyjski (1813-1869) continue le travail de Glinka et mène l’opéra russe à son apogée. Dès 1856, il organise régulièrement des soirées musicales. Mili Balakirev (1837-1910), César Cui (1835-1918) et Modeste Moussorgsky (1839-1881) s’y rencontrent et échangent. Quelques années plus tard, Nicolaï Rimski-Korsakov (1844-1908) et Alexandre Borodine (1833-1887) les rejoignent. Ensembles ils fondent le Groupe des Cinq. Balakirev bien qu’autodidacte est le chef incontesté du groupe. Cui est le porte-parole, il mêle passion et frivolité dans ses opéras. Rimski-Korsakov est le seul à avoir étudié la théorie musicale, il est le savant du groupe. Borodine compose quelques musiques de chambre, trois symphonies et un poème symphonique, mais il n’écrira qu’un opéra, Le Prince Igor, inachevé et terminé par Rimski-Korsakov. Moussorgsky refuse d’apprendre l’harmonie, il veut se constituer un langage musical personnel capable de traduire des pensées profondes.

Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) devient musicien au Conservatoire impérial de Saint Pétersbourg. Il sera professeur d’harmonie au Conservatoire de Moscou. Il admire Schumann et Mozart, l’ensemble des classiques mais réfute Moussorgsky et son Club. L’œuvre de Tchaïkovski est parfois jugée trop académique. Il compose sur des livrets de Pouchkine et fait éclater un romantisme slave rappelant le début XIXème siècle.

A partir de 1917, l’effort de démocratisation de la culture musicale est important. Chaque ville et village a son école de musique, un palais de la culture ou des clubs. On échange, discute, apprend, crée… Tout le peuple peut accéder aux salles de concert et aux chorales. Le compositeur doit glorifier la grandeur de la patrie, exalter la beauté et l’effort du travail, chanter la joie du peuple et l’avenir du socialisme. La musique officielle en URSS s’accompagne de nombreuses servitudes. Des comités sont nommés pour surveiller la bonne moralité des compositions. Igor Stravinski (1882-1971) marque le siècle par son style et la diversité de ses œuvres. Ses personnages ont une dimension tragique, comme immobilisés dans leur destin, et l’orchestration rappelle la musique de chambre.

 

Igor Stravinski (1882-1971) vers 1930Igor Stravinski (1882-1971) vers 1930

 

Serge Prokofiev (1891-1953) met en scène les tragiques, les comiques, les lyriques, les écervelés, les ridicules… pour donner à l’action son sens psychologique.

Dimitri Chostakovitch (1906-1975) compose une œuvre drôle et satirique, avec une certaine volonté de recherche de la caricature.

 

Depuis les années 20, le naturalisme règne dans les opéras ; mais les compositeurs d’avant-garde préfèrent le théâtre musical qui permet une fusion de la musique et du drame débarrassé des conventions de l’opéra. Ainsi les évolutions sont multiples : Harrisson Birtwistle (Angleterre) exploite des structures sérielles complexes et des sonorités stridentes, Konrad Bohemer (Allemagne) travaille la musique électronique, Claude Prey et Adrienne Coste (France) abordent des thèmes philosophiques… Voir aussi les œuvres de Geores Aperghis, René Koering, Charles Chaynes, Marcel Landowski, Olivier Messiaen… pour l’essor quelles donnèrent à l’histoire de l’opéra.

 

Les plus grandes pièces qui marquent l’histoire de l’opéra :

Claudio Monteverdi – La Favola d’Orfeo

Henry Purcell – Le Roi Arthur

Jean-Philippe Rameau – Les Indes galantes

Wolfang Amadeus Mozart – Don Giovanni

Gioacchino Rossini – Le Barbier de Séville

Giuseppe Verdi – La Traviata

Charles Gounod – Faust

Georges Bizet – Carmen

Richard Wagner – Parsifal

Modeste Moussorgsky – Boris Godounov

Richard Strauss – Le Chevalier à la rose

Giacomo Puccini – Tosca

Claude Debussy – Pelléas et Mélisande

Alban Berg – Lulu

Benjamin Britten – Peter Grimes

George Gershwin – Porgy and Bess

 

Peter Grimes – Opera Nice Co?te d’Azur - 2015 Peter Grimes – Opera Nice Côte d’Azur – 2015

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