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Art Contemporain : Histoire, tendances, grands courants et artistes plasticiens renommés

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L’art contemporain est souvent obscur et provocant aux yeux du grand public, avec le sentiment de n’avoir rien compris, de s’e?tre e?gare?… Dowzr vous en de?livre les cle?s en vous donnant acce?s aux e?ve?nements de la sce?ne contemporaine : artistes, galeries, expositions, ventes aux enche?res, salons, e?coles…

Cre?ez votre re?seau et entrez en relation avec des professionnels, des amateurs… des passionne?s.

Qu’il s’agisse de Nouveau Re?alisme, de Nouvelle Figuration, d’Art Cine?tique, d’Art Minimal, d’Arte Povera, de Support-Surface, d’Hyperre?alisme, de Pop Art, de Post Minimalisme, de Street Art, de Graffiti… notre syste?me de recherche multilingue vous permettra non seulement de parfaire votre information mais aussi, vous aidera a? de?nicher l’objet de vos convoitises .

Tableaux, sculptures, performances, installations, vernissages, accrochages, e?coles, cours, confe?rences, salons, rencontres, expositions, ventes aux enche?res, galeristes, agents d’artiste… sont autant de domaines qui peuvent inte?resser amateurs, collectionneurs ou simples amateurs d’art qui trouveront ici les chemins menant a? l’objet de leur de?sir.

L’expression « art contemporain » de?signe de fac?on encyclope?dique l’ensemble des œuvres produites depuis 1945 a? nos jours. L’art contemporain succe?de a? l’art moderne (1850-1945). L’expression « art contemporain » est aussi utilise?e avec un sens plus restreint, pour de?signer les re?alisations d’artistes revendiquant une avance?e des avant- gardes et une transgression des frontie?res entre les domaines artistiques en expe?rimentant le the?a?tre, le cine?ma, la vide?o, la litte?rature, les images nume?riques…

On parle aussi d’art contemporain pour de?signer l’art des anne?es 1960 et les suivantes. Le pop art marque ainsi la rupture avec l’art moderne. La pense?e postmoderniste (Marcel Duchamp ) a e?tabli les statuts de l’art contemporain et a permis aux artistes engage?s de critiquer les abus politiques ou ide?ologiques.
En France, la cre?ation des faculte?s d’arts plastiques constitue une base de contestation de l’enseignement acade?mique des beaux-arts. Des matie?res comme la sociologie, l’ethnologie, l’esthe?tique … sont introduites dans la recherche artistique.

L’artiste ne recherche plus seulement le Beau. Il emprunte des voies de recherche esthe?tiques nouvelles : art conceptuel, minimalisme, performance, art corporel… La signification et la perception de l’art sont de?sormais modifie?s et paraissent souvent a? premie?re vue herme?tiques aux non-initie?s.
Les supports se multiplient : la peinture est souvent de?laisse?e au profit d’installations, de performances, d’expositions collectives, de nouveaux formats et des volumes.

Au re?seau des galeries s’ajoutent des espaces d’exposition nouveaux (salons, foires, e?coles, exte?rieurs, places e?phe?me?res…).

L’art contemporain est expose? par des galeries, des collectionneurs prive?s, des salles de ventes aux enche?res, des entreprises me?ce?nes, des organismes artistiques finance?s par l’E?tat (FRAC, FIAC, IAC…), des muse?es ou par les artistes eux-me?mes dans leurs ateliers. Les artistes contemporains sont supporte?s financie?rement par des subventions, des prix et re?compenses ainsi que par la vente directe de leur travail.

Il existe des relations e?troites entre certaines organisations d’art contemporain finance?es publiquement et le secteur commercial.
Les collectionneurs prive?s exercent une influence importante sur les re?sultats du marche? de l’art.
Les socie?te?s s’inte?grent elles aussi dans le monde de l’art contemporain : en exposant dans leurs locaux, en organisant des prix d’art contemporain et en constituant des collections d’art corporatif.

Une pre?occupation commune depuis le de?but du 20e sie?cle est la question de ce qui constitue l’art. L’accueil du public et sa sensibilisation a? l’art contemporain sont aujourd’hui les priorite?s des institutions.

Les outils de me?diation et d’actions pe?dagogiques, adapte?s aux diffe?rents publics, contribuent a? la transmission et au partage des activite?s et des expe?riences mises en œuvre par les cre?ateurs d’e?ve?nements.

En plus des me?diums classiques (peinture a? l’huile, pastel, sanguine, bronze, marbre, etc.), l’art contemporain utilise des me?diums nouveaux, avec souvent une vocation e?phe?me?re de nombreuses œuvres. Le me?dium devient souvent un simple vecteur de me?diation pluto?t qu’un support stable.

A travers la programmation artistique, chacun est convie? a? observer, percevoir, s’interroger et dialoguer autour des artistes et des œuvres. Des activite?s de formation spe?cifiques sont mises en place pour les enseignants, les e?tudiants et les professionnels. Elles sont conc?ues pour accompagner chacun dans sa de?couverte de la cre?ation contemporaine et dans sa conception d’un projet pe?dagogique, culturel ou artistique.

Par exemple, le salon « Rendez-Vous : plateforme internationale de?die?e a? la jeune cre?ation » cre?e? en 2002 en collaboration avec le Muse?e d’art contemporain de Lyon et avec le soutien de la Re?gion Rho?ne-Alpes ou s’initier a? l’art contemporain n’est pas une chose facile. L’art contemporain semble incompre?hensible, de?nue? de sens, et pour beaucoup, il est synonyme de non-sens, d’e?litisme et de facilite?. Pour pouvoir l’appre?cier et l’appre?hender, il est avant tout ne?cessaire de comprendre que l’art contemporain est un langage. Tout comme l’art classique, il repose sur des conventions, des pratiques communes, des mouvements, des types d’expressions…

Mais pourquoi est-il ne?cessaire de comprendre l’art contemporain ? Avant tout, parce que l’art est l’un des miroirs les plus utiles dont une socie?te? dispose pour lui renvoyer ses dysfonctionnement, ses travers, ainsi que ses traits les plus significatifs. L’art est un outil qui nous permet de comprendre des choses sur le monde et sur nous-me?mes. Et l’art contemporain est un vecteur de notre e?poque. Sans l’œil et la re?action du spectateur, l’œuvre ne veut rien dire. Du choc qui re?sulte de notre confrontation a? l’œuvre e?mergent pense?es, sentiments, sensations diverses, qui sont le sens me?me de l’œuvre. L’art contemporain est un art de la subjectivite?, et le sens d’une œuvre n’est pas ne?cessairement le me?me pour chaque personne.

Il est donc un moyen privile?gie? d’introspection, ou? l’artiste nous sert de guide pour plonger au fond de nous-me?mes. L’aspect plastique est moins important qu’auparavant, car c’est le concept qui est le ve?ritable moteur de l’œuvre.

Jamais la cre?ation artistique n’a e?te? aussi varie?e qu’aujourd’hui. Concernant les mate?riaux, tout est utilisable. Les artistes se sont affranchis des re?gles, et ont commence? a? explorer les possibilite?s plastiques de toutes les matie?res imaginables. Plusieurs inte?re?ts re?sident dans cette utilisation illimite?e des mate?riaux. Tout d’abord, la liberte? totale de cre?er permet de s’affranchir des limites que posse?daient la peinture et la sculpture. De?sormais l’artiste peut utiliser un mate?riau pour sa signification, ses connotations.

Pour nous initier a? l’art contemporain, il faut e?duquer notre regard a? aller au dela? des apparences, et notre esprit a? s’investir dans l’œuvre pour en retirer quelque chose qui en vaut la peine.

Un artiste peut acque?rir une renomme?e quand ses oeuvres font partie de collections prive?es ou de muse?es qui jouissent d’une bonne re?putation dans le milieu de l’art national et international et lorsqu’il participe a? des expositions a? l’e?tranger. Les critiques d’art, les proprie?taires de galeries, les conservateurs de muse?es et les commissaires d’exposition jouent un grand ro?le dans la notorie?te? d’un artiste.

L’art contemporain explore constamment de nouvelles the?matiques, combine plusieurs supports et mate?riaux, utilisent et de?tournent les dernie?res de?couvertes technologiques : il se nourrit de la vie qui nous entoure.

 

LES COURANTS DE L’ART COMTEMPORAIN

EXPRESSIONNISME ABSTRAIT – ACTION PAINTING – ECOLE DE NEW YORK

Ces trois termes sont conserve?s par l’histoire de l’art pour de?signer le premier grand mouvement d’origine ame?ricaine d’importance internationale. Le groupe se forme au de?but des anne?es 40 autour des galeries de Peggy Guggenheim et de Betty Parson avec les artistes Archile Gorky, Willem de Kooning, Hans Hoffmann, Adolph Gottlieb, Jackson Pollock, Robert Motherwell, Ad Reinhardt, Philipe Guston, Tomlin, Franz Kline, Rothko, Clyfford Still, Barnett Newman. Les critiques Clement Greenberg et Harold Rosenberg en seront les meilleurs promoteurs. Tous ces artistes connaissent l’avant-garde europe?enne gra?ce aux revues importe?es et par les artistes qui ont fui le nazisme en rejoignant New York : le surre?aliste Matta, le membre du Bauhaus Albers ou la pre?sence de Mondrian.

La Villa Arson a? Nice (e?tablissement public administratif du ministe?re de la Culture et de la Communication, la seule institution nationale de?die?e a? l’art contemporain re?unissant un centre d’art et une e?cole supe?rieure d’art).

L’abstraction est le langage commun de ces artistes. Les toiles sont souvent de tre?s grand format afin d’immerger litte?ralement le spectateur dans la peinture. Aucune partie du tableau n’est plus importante que l’autre. De?pourvue de toute fiction narrative, l’œuvre se pre?sente au monde en tant que surface picturale. A travers le geste du peintre, la couleur atteint sa souverainete? en valorisant l’espace du tableau comme champ d’une action entre le corps et le temps.

L’Ecole de New York va inspirer l’Informel europe?en caracte?rise? par l’ajout de matie?re au geste et a? la couleur. Les composants du tableau en deviennent la « chair ». La se?rie des « Otages » est inspire?e a? Jean Fautrier par la guerre. Ils me?langent blanc d’Espagne, blanc de zinc et colle ; puis il de?pose a? plat cette matie?re e?paisse, ajoute des touches d’encre, de gouache, d’aquarelle, des pigments en poudre, creuse des sillons… C’est le « matie?risme ». Jean Dubuffet associe des mate?riaux divers a? la peinture a? l’huile (sable, pla?tre, poussie?res…).

Il faut citer : Wols, Marie-He?le?ne Vieira da Silva, Bram van Velde, Hantai?, Jean Bazaine et la nouvelle Ecole Paris avec Manessier-Este?ve-Le Moal- Tal-Coat-Lapicque, Hans Hartung, Georges Mathieu, Pierre Soulages, Camille BryenJean- Paul Riopelle, Degottex, Atlan…

Jackson POLLOCK – Autumn Rythm - 1950Jackson POLLOCK – Autumn Rythm – 1950

 

Le groupe Cobra se constitue en 1948 a? Copenhague, Bruxelles et Amsterdam. Il se distingue de l’Informel par une revendication anarchiste : les artistes affirment le principe de plaisir comme fondement de l’acte de peindre et rejettent toute division entre figuration et abstraction. Ses artistes re?agissent contre l’e?quilibre franc?ais de la nouvelle Ecole de Paris. Ils de?ploient alors une touche et des couleurs exube?rantes dans des compositions souvent tre?s nai?ves.

Les membres les plus connus sont Appel, Constant, Corneille, Bury, Alechinsky, Jacobsen, Jorn, Heerup, Petersen, Atlan. Cobra se dissout en 1951 apre?s avoir e?dite? une dizaine de nume?ros de la revue du me?me nom et organise? plusieurs expositions.

En Espagne, de 1948 a? 1953, le groupe Dau al Set (la Septie?me face du de?) est forme? par des artistes et des intellectuels contre le re?gime franquiste. Le groupe organise des expositions et cre?e une revue qui reprend les portraits des grands artistes contemporains. Ce groupe compte dans ses rangs Klee, Miro, Modest Cuixart, Joan Ponc?, Juan Jose? Tharrats, Antoni Ta?pies.

 

HAPPENING

A la fin des anne?es 50, certains artistes conside?rent que l’art s’essouffle. La re?volution de la socie?te? ame?ricaine leur rappelle les ambitions du XXe?me sie?cle : e?liminer la frontie?re entre art et quotidien. Leur cre?ativite? s’exprimera avec les happenings et la re?apparition des objets de tous les jours dans l’art. Les artistes concevront des environnements, des œuvres en 3D investissant tout l’espace d’exposition et par conse?quent le spectateur lui-me?me. Leur message : lutter contre la fe?tichisation de l’œuvre par le marche?, abolir le statut he?roi?que et solitaire de l’artiste, impliquer le spectateur dans le processus de cre?ation.
Le danseur Merce Cunningham, le compositeur John Cage et le plasticien Robert Rauschenberg se rencontrent.
Ils montent des spectacles combinant l’ensemble des formes d’expression et exigeant la participation du public. Cette pratique se propage rapidement a? New York avec les e?le?ves de John Cage (Allan Kaprow, Claes Oldenburg, Jim Dine, George Brecht). Un groupe se forme, Fluxus, et permet aux happenings d’atteindre l’Europe (Ben, Robert Filliou, Jean-Jacques Lebel, Wolf Vostell, Joseph Beuys, Nam June Paik…).

Installation du groupe FluxusInstallation du groupe Fluxus

 

POP ART

Le Pop Art nait en Grande-Bretagne. Le critique Lawrence Alloway emploie le terme pour la premie?re fois dans son analyse de la sous-culture de masse. Il organise deux expositions en 1955 et 1956 : Richard Hamilton, Eduardo Paolozzi, Kitaj… Aux Etats-Unis, les artistes sont de?ja? attentifs au quotidien depuis Rauschenberg et Jasper Johns. La radicalite? des artistes ame?ricains est extre?me. Oldenburg expose « The Store » en 1961 : reproductions en pla?tre peintes au naturel a? l’e?chelle 1/1 de ve?tements, nourritures, ustensiles… Les artistes Pop de?veloppent leur travail selon deux exigences : la banalite? de l’objet rendu hie?ratique par son caracte?re ste?re?otype? et le moyen d’exe?cution de l’œuvre (environnements, tableaux, sculptures, se?rigraphies, re?alisations en relief).

Andy Warhol peint ou se?rigraphe des bouteilles de Coca-Cola, des boi?tes de soupes Campbell, des portraits de personnalite?s telles que Marilyn Monroe, Liz Taylor, Jackie Kennedy. Lichtenstein exploite les comics des anne?es 40. Segal moule en pla?tre des personnages pris dans des attitudes quotidiennes, dans une gestualite? connue de tout le monde.

A citer e?galement George Segal, Edward Kienholz, Roy Lichtenstein, James Rosenquits, Tom Wesselmann.

Andy WARHOL – Self portrait – 1966 – Se?rigraphie – MoMA New YorkAndy WARHOL – Self portrait – 1966 – Se?rigraphie – MoMA New York

 

NOUVEAU REALISME

A la diffe?rence du Pop Art, les Nouveaux Re?alistes se pre?occupent des objets eux-me?mes pluto?t que des modalite?s de diffusion de leur repre?sentation. Ils collectent de vrais objets, ils ne les repre?sentent pas.

Ce?sar compresse de vraies voitures, Arman re?unit plusieurs exemplaires d’un me?me objet du commerce. Jacques Villegle? et Raymond Haines pre?le?vent les affiches des murs de la ville pour composer leurs propres affiches. Les tableaux pie?ge de Daniel Spoerri figent des tables re?elles et de vrais objets simples. La plupart des re?alisations du Nouveau Re?alisme se pre?sentent en 3D et les artistes veulent re?ve?ler le potentiel poe?tique de tout ce qui nous entoure. A travers les objets utilise?s se lisent le consume?risme (Arman) et le manque de qualite? du quotidien (Raysse). Officiellement, la dernie?re exposition a lieu en 1963, mais le Nouveau Re?alisme conservera son dynamisme historique.

 

ART CINETIQUE

L’Art cine?tique s’attache a? la notion de mouvement. Le mouvement peut e?tre re?el (machines anime?es) ou virtuel (objets en donnant l’illusion). Tout une part de l’Art cine?tique vient de l’Abstraction ge?ome?trique : la ge?ome?trie et la pense?e mathe?matique. L’exposition historique en 1955 a? la galerie Denise Rene?, « Le Mouvement », permet de de?couvrir les œuvres de Vasarely, Agam, Soto, Le Parc, Yvaral, Cruz-Diez… Tous recherchaient, a? travers une grande e?conomie de signaux et une de?personnalisation de la fabrique au profit des mathe?matiques, une organisation polyse?mique de la surface picturale en deux dimensions induisant plusieurs possibilite?s de perception. Vasarely, Agam et Yavaral vont poursuivre dans l’Op Art (Optical Art). Un groupe se constitue autour de Franc?ois Morellet pour cre?er le GRAV (Groupe de Recherche d’Art Visuel). Calder (Mobiles et Stabiles)et Pol Bury (4087 cylindres e?rectiles), Nicolas Schoeffer (technologie de pointe) expe?rimentent le mouvement re?el.

Victor VASARELY – Vega 200 - 1968Victor VASARELY – Vega 200 – 1968

 

MINIMAL ART

Les the?ories du Minimal Art insistent sur la notion de rudiment et le renoncement a? la facture personnelle en usant fre?quemment de mate?riaux industriels. « L’Art exclut ce qui n’est pas ne?cessaire » e?crit Carl Andre? dans le catalogue pre?sentant les « Black Paintings » de Frank Stella en 1959. L’œuvre est re?duite a? des formes ou des structures d’une extre?me simplification ge?ome?trique ainsi qu’a? des modalite?s e?le?mentaires de matie?res et de couleurs. L’e?puration radicale des formes et le rejet de toute illusionnisme trouvent leur aboutissement le plus rigoureux dans des œuvres tridimensionnelles aux volumes ge?ome?triques simples, souvent re?pe?te?s et exe?cute?s de fac?on impersonnelle avec des mate?riaux pre?existants voire industriels (pie?ces de bois, d’acier, tubes ne?on, plastiques, me?taux…). L’absence de pre?occupation plastique concernant l’objet oblige a? l’analyse de fonction et ouvre la voie aux tendances conceptuelles.

Les artistes : Barnett Newman, David Smith, Ellsworth Kelly, Larry Bell, John Mac Cracken, Dan Flavin, Sol LeWitt, Donald Judd, Robert Morris…

 

ART CONCEPTUEL

De?fini vers 1965, l’Art conceptuel reste actif jusqu’a? la fin des anne?es 80. Les artistes de ce courant rejettent les formes traditionnelles de l’art. Les formes choisies ont pour fonction de perturber la sacralisation de l’œuvre chez le spectateur et le marche? de l’art. L’Art conceptuel parle du monde en reque?rant du spectateur une participation active au processus d’imagination et de conception. Un des constantes de ce groupe est de se prononcer sur l’art lui-me?me en e?ditant des fichiers affe?rant a? l’Art conceptuel (le groupe Art & Language).
Kosuth apporte la meilleure de?finition de cet art : « L’ide?e devient une machine qui fait l’Art. Ce genre d’art n’est pas the?orique, ne vient pas non plus pour apporter une the?orie ; il est a? base d’intuition, il est lie? a? toutes sortes de processus mentaux et ne poursuit aucun objectif. Il ne de?pend ge?ne?ralement pas de l’habilete? manuelle de l’artiste. L’artiste dont l’art est conceptuel veut faire en sorte que son travail soit quelque chose de mentalement inte?ressant pour le spectateur ».
Les artistes : Joseph Kosuth, Bernar Venet, Vito Acconci, Gu?nter Brus, Gina Pane, Urs Luthi…

 

LAND ART ET BODY ART

Land Art et Body Art ont en commun une volonte? de remise en question des structures marchandes et muse?ales de l’art propre aux anne?es 60. Ces courants ont un usage documentaire de la photographie. Le Body Art retourne au corps de l’artiste. Le Land Art quitte l’espace clos de la galerie et de l’atelier pour investir la plane?te. Cet investissement se situe dans la ligne?e du Minimal Art dans la mesure ou? il s’agit d’une action mene?e sur l’espace re?el ou? se meut le spectateur.

Le Body Art, ou Art corporel, donne souvent lieu a? une performance et donc a? une trace photographique pour immortaliser la cre?ation. Le Body Art expe?rimente le langage du corps sur le corps : grimaces de Bruce Nauman, scatologie de Gu?nther Brus, automutilations de Richard Schwartzkogler, mimes de Gilbert and George… Il restitue a? l’artiste en tant qu’individu une pre?sence occulte?e par l’art traditionnel et re?active ainsi les rapports entre l’art et le spectateur.

Les artistes : Robert Smithson, Michael Heizer, Walter de Maria, Dennis Oppenheim, Richard Long, Christo

Jeanne-Claude et Christo – Pont Neuf emballe? - 1985Jeanne-Claude et Christo – Pont Neuf emballe? – 1985

 

ARTE POVERA

Ce courant est baptise? ainsi en 1967 par le critique d’art italien Germano Celant.
Les artistes de l’Arte Povera enclenchent un processus de « de?culturation » lie? aux remises en cause philosophiques et politiques propres a? l’anne?e 1968 sur le plan international. L’accent est mis sur la perception directe et innocente du spectateur. Ils ont en commun de refuser l’image et la forme comme fin esthe?tique pour mettre le processus mental au centre des rapports de force. Les mate?riaux de pre?dilection sont la terre, le plomb, l’acier, la graisse, le feutre, la brique, le ciment…
Les artistes : Pini Pascali, Jannis Kounellis, Michelangelo Pistoletto, Giulio Paolini, Giovanni Anselmo, Alighiero Boetti, Luciano Fabro, Mario Merz, Gilberto Zorio, Giuseppe Penone, Ben, Sarkis

 

SUPPORT-SURFACE

Un mouvement de courte dure?e, 1969 a? 1971, qui a assure? un ro?le de premier plan dans la vie artistique franc?aise des anne?es 70 gra?ce a? sa rigueur plastique et une forte production the?orique (la revue « Peinture, cahiers the?oriques » fonde?e en 1971). Les artistes remettent en question toutes les composantes de la peinture : le support est ale?atoire (toiles sans cha?ssis, toiles de?bordant sur le sol, filets, grillages), la touche est une empreinte, un coup de tampon, un trempage. La composition peut e?tre un pliage, des aplats, des collages….

Les artistes de Support-Surface poursuivent une critique active du syste?me en organisant des actions ou? les œuvres sont pre?sente?es sans me?diatisation. « Exposer n’est plus s’exposer, c’est mettre un proble?me particulier en e?vidence, en question, en de?se?quilibre. Le peintre n’est que l’organisateur de cette mise en e?vidence. Le sujet est le travail, le re?sultat, l’image du travail » disait Viallat.

Les artistes : Daniel Dezeuze, Patrick Seytour, Andre? Valensi, Claude Viallat, Louis Cane, Pincemin, Noe?l Dolla, Devade, Bioule?s…

 

HYPERREALISME

Ce mouvement se de?veloppe aux Etats-Unis entre 1965 et 1970. Il se caracte?rise par une interpre?tation quasi photographique du visible. L’hyperre?alisme reprend la tradition re?aliste de l’Ash-can School, des pre?cisionnistes et de Hopper. Il retient du Pop Art une the?matique issue de l’environnement banal du quotidien essentiellement urbain. Il est caracte?rise? par une exactitude froide et impersonnelle.
Les artistes : Malcolm Morley, John Salt, Robert Cottingham, Richard Estes, Ralph Goings, John de Andrea, Duane Hanson, Don Eddy, Thomas Blackwell, David Parrish, Chuck Close…

 

GRAFFITI ART

Le phe?nome?ne du Graffiti est nourri par des artistes qui ope?rent a? la fois dans les milieux underground et dans le circuit officiel des expositions. Il prolife?re dans le territoire urbain, sur les murs des ba?timents abandonne?s, dans les couloirs et les tunnels du me?tro. Il de?borde l’ide?e de figuration et se pre?sente comme e?criture picturale et ide?ographique, trace?e a? la bombe ae?rosol, au pinceau, a? la craie. Ce re?pertoire de signes se re?fe?re a? des codes linguistiques et iconiques fonde?s sur l’hybridation du langage des mass me?dia, de l’informatique et de la technologie. La structure narrative qui caracte?rise le Graffiti est emprunte?e a? la mise en page de la bande dessine?e et a? la musique scande?e du rap. Chaque artiste a un style propre. C’est une forme d’appropriation des espaces marginaux de la me?galopole. Bien vite re?cupe?re? comme phe?nome?ne de mode, l’art du Graffiti te?moigne de l’e?mergence de nouvelles pratiques identitaires et sociales.

Les artistes : Keith Haring, Rammellzee, Jean-Michel Basquiat, John Aheam, A-One, Mike Bildo, Crash, Ronnie Cutrone, Futura, Koor B-One, Houston Ladda, Lady Pink, Phase II, Lee Quinones, Samo, Kenny SSharf, Toxic C-One, Zephir, Rhonda Zwillinger…LENZ - Hall of fame – 116 x 75 cm - Tableau lego

LENZ – Hall of fame – 116 x 75 cm – Tableau lego

 

STREET ART

Le Street Art, Art urbain, est un mouvement artistique contemporain. Il regroupe toutes les formes d’art re?alise?es dans la rue ou les endroits publics. Il englobe diverses techniques comme le graffiti, la mosai?que, le pochoir, les stickers ou les installations.
« L’art s’est de?place? de l’objet spe?cialise? en galerie vers l’environnement urbain re?el » Allan Kaprow.

Les artistes : Banksy, Shepard Fairey, JR, Invader, Zevs, Andre?…

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